La légende Lynyrd Skynyrd

Ce soir Arte revient sur l'histoire de Lynyrd Skynyrd, un groupe qui cultibe tous les clichés du rock sudiste

Lynyrd Skynyrd @Arte

C’est à un coach d’éducation physique qu’on doit le nom de groupe de rock le plus compliqué à orthographier et à prononcer. Après s’être taillé une belle réputation dans le circuit des clubs rhythm’n’blues, le chanteur Ronnie Van Zandt fonde en 1969 la formation Lynryrd Skynird en s’inspirant de Leonard Skinner, le prof qui l’avait fait renvoyer de son collège à cause de ses cheveux longs. Bien que né à Jacksonville, en Floride, Van Zant et sa bande vont très vite incarner le rock sudiste, mélange de racines blues et country et de paroles défendant les valeurs rurales et conservatrices d’une Amérique profonde.

Prenant à contre-pied la vision critique du sud livrée par Neil Young dans le morceau Southern Man, Lynyrd Skynyrd passe de l’ombre à la lumière avec le tube Sweet Home Alabama. Leurs disques se vendent par camions entiers et leurs concerts se transforment en célébrations. Hermétiques aux nouvelles tendances musicales et sociétales, proche des valeurs fondamentales (patrie, famille, .), Lynyrd Skynird enchaîne les tubes (Free Bird, T for Texas…) avant d’être frappé en pleine gloire, en 1977, par un terrible accident d’avion qui coûte la vie à trois de ses membres, dont Ronnie Van Zant. Il faudra attendre dix ans avant que le groupe ne se reforme sous l’impulsion de Gary Rossington et de Johnny Van Zant, le frère du chanteur disparu. Depuis, le groupe n’a cessé de brandir l’étendard de ce fameux son « southern rock » (ils étaient au Graspop en 2019 et nous reviendront cet été). Dans ce documentaire inédit proposé par Arte, le réalisateur Stephen Kijak retrace le parcours de cette formation dont les membres ne demandent qu’à être reconnus pour ce qu’ils sont : des musiciens fans de musiques américaines authentiques. Ils se sont, du reste, réconciliés avec Neil Young.

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