Making of de l’album “Never Mind The Bollocks” des Sex Pistols

Ce soir, La Trois part à la découverte de "Never Mind The Bollocks", des Sex Pistols

Sex Pistols @RTBF

Avec “The Velvet Underground And Nico” (The Velvet Underground, 1969), “The Doors” (The Doors, 1967), “Definitely Maybe” (Oasis, 1994), ou encore “Is This it” (The Strokes, 2001), “Nevermind The Bollocks” fait partie de ces premiers albums qui ont permis à leurs auteurs de s’inscrire directement dans la grande histoire du rock and roll. Et cette story que nous propose La Trois est aussi celle du mouvement punk, enfin celui qui a secoué l’Angleterre et le reste de l’Europe en 1977 après être né à New York trois ans plus tôt. C’est, du reste, en état témoin de l’émergence de cette jeune vague musicale et stylistique aux États-Unis que le manager Malcolm McLaren a décidé de “construire” l’image des Sex Pistols et de transformer chacune de leurs étincelles en coups marketing fumants. Pourtant, derrière les clichés (les épingles à nourrice, la provoc, les lettrines découpées façon lettres anonymes, les couleurs fluo), il ne faudrait pas oublier les arguments purement musicaux de “Never Mind The Bollocks”, qui est donc le premier mais aussi l’unique album des Pistols.

Enregistré entre octobre 1976 et août 1977 et sorti le 28 octobre sur le jeune (et alors encore indépendant) label Virgin du futur milliardaire Richard Branson, “Never Mind The Bollocks” est un véritable brûlot. Le chant nasillard de Johnny “Le Pourri ” Rotten, la batterie martiale de Paul Cook et le jeu tranchant de Steve Jones à la guitare et à la basse (Sid Vicious, trop nul, ne jouant que sur le seul Bodies) donnent alors un sacré coup de pied au cul de tous les Genesis, Pink Floyd, Deep Purple et autres dinosaures du rock. Les singles Pretty Vacant, Anarchy In The U.K., Holidays In The Sun sans oublier God Save The Queen sont autant de critiques envoyées à l’establishment, au capitalisme et à la monarchie britannique. Si le groupe ne survivra qu’un an (avant de se reformer en 1996), “Never Mind The Bollocks”, lui, redéfinira les contours de la contre-culture dans un monde musical alors endormi sous ses certitudes et suscitera de nombreuses vocations. Les Joy Divison, Oasis, Nirvana, The Strokes et autres Pearl Jam, notamment, lui doivent beaucoup.

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