#Investigation: Banques: sur les routes cachées de notre argent

A ne pas manquer ce soir à 20h15 sur La Une. #Investigation: on va enfin pouvoir juger sur pièces le nouveau magazine d’enquête de la RTBF porté par Justine Katz.

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On y est. Nous vous en parlions longuement il y a quelques semaines, la RTBF diffuse enfin son ambitieux nouveau magazine d’information. Avec une obsession: enquêter. Né sur les cendres de Questions à la une et de Devoir d’enquête, #Investigation se donne la mission (de service public) de révéler, démontrer, confronter. Mais ce n’est pas qu’un programme télé. À l’origine de l’émission, il y a aussi une “cellule Investigation”. Un terme qui pourrait paraître pompeux s’il n’y avait pas en filigrane l’envie de diversifier les projets sur différentes plate- formes. Bien conscient que la télé n’est plus le premier canal d’info pour une grosse partie de la population, #Investigation se déclinera donc aussi sur les réseaux sociaux, avec la promesse de respecter leurs codes. À la tête de ce nouveau rendez-vous du mercredi, Sébastien Nollevaux, ancien animateur des Pigeons aujourd’hui producteur, et Justine Katz. Jusqu’ici connue (et reconnue) comme la Madame Terrorisme de la RTBF, elle est à la tête de la cellule et sera le visage d’#Investigation. Mais elle sera loin d’être seule, puisque la chaîne publique veut la jouer collectif. “C’est un travail d’équipe avec cette cellule éditoriale, avec les journalistes permanents de l’investigation et avec tous les journalistes qui nous rentreront des projets d’investigation et qu’on va accompagner, explique Jean-Pierre Jacqmin, directeur de l’information. Il y a derrière ça aussi une école d’investigation que la RTBF va mettre en place.” Ambitieux, on vous l’avait dit.

Pour cette première, Justine Katz et ses journalistes partent à l’assaut des fonds bancaires pour remonter leur piste et comprendre, concrètement, où va l’argent que nous déposons sur nos comptes. Car avec les 200 milliards d’euros dont les banques disposent en fonds de placement, elles peuvent s’amuser. Et il apparaît assez rapidement que nous ne savons que trop peu à quoi servent nos euros. Économie carbonée, énergie fossile, secteur de l’armement, agro- business… Des secteurs financés avec notre argent, parfois sous le couvert d’un fonds de placement dit “durable” ou “responsable”. Le journaliste Emmanuel Morimont s’est fait inviter par quatre grandes banques belges. Pour chacune, il évaluera le degré de transparence et de vérité sur la destination réelle de son investissement. Un boulot colossal qui l’a amené à analyser des centaines de pages de rapport. Car dans le secteur bancaire, c’est bien le flou qui pré- domine. – T.D.

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