Top chef, le débrief: la guerre des brigades peut commencer

Premier épisode de Top chef hier sur RTL-TVI. Il y avait du bon, du très bon, de l'agaçant et de l'arnaque...

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ATENTION SPOILERS!

Coup de gueule

Mais qu’est-ce qui leur a pris de couper l’émission en deux? Elle était prévue jusque 22h40, avant la traditionnelle séquence belge, d’une vingtaine de minutes, présentée cette année par Sophie Pendeville et Mallory, un de nos deux candidats. Ensuite, à 23h, deuxième volet de Top chef. Pas les coulisses. Pas le jeu avec les anciens candidats, Top chef: les grands duels, qui ne démarre que la semaine prochaine. Non, la suite et fin du premier épisode. Avec l’épreuve de la dernière chance, la composition des brigades et le petit twist final: le repêchage d’un candidat. On crie au scandale, on conspue, et on compatit avec tous ceux qui ont enregistré Top chef et n’en verront pas la fin. Pour eux, quatre solutions: squatter le canapé de ceux qui ont tout enregistré, passer directement au résultat de la soirée en bas du texte, regarder la fin sur l’application RTL Play – elle sera disponible dès cet après-midi – ou attendre la rediffusion de jeudi 27 sur RTL-TVI (22h15 pour la première partie, 0h15 pour la seconde).

Les personnages

Il y a du lourd cette année. L’édition est placée sous le signe de l’innovation et on compte de vrais créatifs parmi les candidats. On compte aussi des personnalités particulières. Comme Adrien, un grand bûcheron placide, dont le calme taillé dans le roc donne l’impression qu’il ne comprend pas ce qu’on lui dit. Qu’il n’a jamais vu un chrono. Qu’il ne sait pas ce qu’est la pression. Et qu’il ne connaît pas Philippe Etchebest – car le MOF (Meilleur Ouvrier de France) pratique davantage l’impatience rugueuse que le zen hiératique, on le sait. Bref, Adrien n’est pas comme tout le monde.

Justine non plus. Elle, c’est une enthousiaste, une excitée du bulbe, une glousseuse virevoltante. Sa présence dans les cuisines de Top chef la met dans un état de bonheur qui touche à la transe. Elle rigole, elle papillonne, elle se tord les mains. Ce qui ne l’empêche évidemment pas de réaliser en même temps des choses incroyables. Gianmarco, lui, pourrait faire figure d’icône de la cuisine italienne. Il a le look, le bagout, la passion, la joie de vivre et la gourmandise. Autre joyeux rigolard qui donne envie de passer une soirée avec lui – surtout si c’est lui qui fait à manger: Mory, Malien d’origine, imaginatif, rapide et et surdoué. Un bonheur qui a une tête de mascotte de la classe.

Les épreuves

Mine de rien, même si deux candidats seulement sont rentrés chez eux à la fin de la soirée, il a fallu bosser pour convaincre les jurés et gagner la veste de Top chef. Première épreuve, signée du petit nouveau, Paul Pairet: réduire un plat traditionnel à sa version la plus épurée, en modifiant la forme tout en gardant les goûts. Sacré challenge qui nous a valu de voir un spaghetti bolo en poudre ou une paella dans un tube. Deuxième défi, proposé par Michel Sarran: le classique monoproduit qui exige du candidat une sacrée créativité puisqu’il doit multiplier les propositions autour du champignon ou du parmesan sans y ajouter autre chose que des épices. A chaque fois, les chefs se sont choisi un candidat – et ceux qui avaient été désignés par plusieurs jurés ont pu rejoindre l’équipe de leur choix, comme dans The Voice. Tous les autres ont affronté la dernière chance, autour de la figue, qui a donné à chaque chef la possibilité de compléter sa brigade.

Les nouveautés

Histoire d’augmenter un peu la pression, Philippe Etchebest, Michel Sarran, Hélène Darroze et Paul Pairet doivent, en début d’épreuve, exprimer leur opinion sur la recette du candidat. Elle apparaît sous forme de pastilles rouges, orange, ou vertes qui peuvent rassurer le cuisinier sur la voie qu’il a prise ou, au contraire, lui pourrir le moral et l’inviter à repenser son idée. Honnêtement ça n’a pas grand intérêt – sauf quand le concurrent est un fichu crétin arrogant bouffi d’autosatisfaction. Là, les quatre rouges (nous) font un bien fou!

Top chef a inventé cette année le concept de «candidat solitaire». Un petit veinard qui a raté la première épreuve, qui a raté la dernière chance et qui, au moment de reprendre tristement le chemin de son hôtel, apprend qu’il va rejoindre les autres dans des conditions très particulières: il fera la course en solo, sans équipe et sans chef. Sans encouragements non plus. Sans enqueulades. Sans tapes dans la main après une victoire, sans embrassades après une défaite. Compliqué. Mieux vaut avoir un solide mental… Mais quelque chose nous dit que le candidat solitaire finira par intégrer une brigade – s’il n’est pas parti en courant avant.

Le bilan

Belle émission, belle énergie, bons candidats… Le lancement aurait été parfait si l’émission n’avait pas été aussi longue. Mieux aurait valu, comme certaines autres années, mettre deux épisodes à construire les brigades. Un regret: un seul candidat belge a été sélectionné, Mallory Gabsi, 23 ans. Tant pis, on suivra quand même le parcours de Maxime Zimmer dans la vraie vie et on ira peut-être bien découvrir sa cuisine dans son restaurant: Un Max de goût, à Comblain-au-Pont.

Les brigades

Paul Pairet : Adrien le bûcheron, Gianmarco l’Italien et Mory le surdoué.

Philippe Etchebest : Diego l’audacieux, Martin le technicien et Gratien, vainqueur d’Objectif Top chef.

Michel Sarran : Nastasia la première de classe, Pauline la cheffe d’un restaurant d’Alain Ducasse et Jordan l’autodidacte.

Hélène Darroze : David l’étoilé, Mallory le Belge et Jean-Philippe le Provençal.

Candidate solitaire : Justine l’exubérante.

Eliminés : Maxime le Belge et Arthur le fier-à-bras.

Sur l’image:

Debout : Martin Feragus, Mallory Gabsi, Maxime Zimmer, Arthur Vonderheyden, Diego Alary, Jean-Philippe Berens, Nastasia Lyard, Jordan Yuste, Gratien Leroy

Assis : Justine Piluso, Mory Sacko, Gianmarco Gorni, Pauline Berghonnier, Adrien Cachot, David Gallienne

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