Une chaîne disparaît de nos télécommandes

Le 9 février, Sundance TV, chaîne francophone consacrée essentiellement au cinéma, va cesser d'émettre.

nom_de_la_rose

Pas la peine de téléphoner votre fournisseur pour protester, il n’y est pour rien. Sundance disparaît tout simplement parce que le contrat qui liait la chaîne américaine à Canal+ France arrive à son terme, et qu’il n’a pas été reconduit. Sans Canal+, qui en assurait la déclinaison française, les diffuseurs ne peuvent que la rayer de leurs offres, gratuites ou payantes. Et c’est dommage, parce que comme son nom l’indique (Sundance fait référence à un célèbre Festival du film indépendant), elle développait une programmation alternative de qualité, avec quantité de films, de documentaires sur le cinéma notamment et des séries récentes comme Liar, la nuit du mensonge, ou Le nom de la rose, avec John Turturro et Rupert Everett (photo).

Aucun diffuseur chez nous ne remplacera Sundance par une nouveauté. En revanche (et dans un tout autre style de contenu), on sait maintenant que C8, la petite sœur gratuite de CanaL+, dont Cyril Hanouna truste la moitié des émissions, arrivera sur Telenet le 30 mars. Elle est déjà sur VOO et Proximus Pickx.

Si on a pris l’habitude de voir grandir l’éventail de notre offre télé, il va falloir s’adapter à ses modifications. L’arrêt de Sundance ne sera pas le seul cette année. France 4 et France Ô vont elles aussi disparaître, le 9 août prochain. Poussée par les responsables politiques, la télévision publique française doit se réinventer. Elle se recentre sur ses trois chaînes historiques et va développer Okoo, sa plate-forme web lancée en décembre pour les 3-12 ans, en s’adressant également aux ados et jeunes adultes, public cible de France 4. Une évolution qui pourrait toucher bien d’autres chaînes de télé. La baisse des revenus publicitaires et la volatilité du public, happé par le web et les applications, imposent au secteur de trouver des solutions alternatives et de se diversifier. En forçant par ricochet les téléspectateurs irréductibles à s’adapter.

Sur le même sujet
Plus d'actualité