« Une île » : le retour de la sirène avec Laetitia Casta

Mixant fantastique et thriller, cette nouvelle série d’Arte nous emmène en mer où les marins tombent comme des mouches…À découvrir ce soir à 20h50.

une-ile-arte-faut-il-regarder-la-serie-inedite-avec-laetitia-casta

Oubliez la version Disney de la sirène avec sa petite queue verte et ses deux coquillages en guise de cache-tétons. Dans Une île, la créature marine prend les traits d’une Lætitia Casta envoûtante et sensuelle pour qui la vie d’un homme n’a aucune valeur. Son arrivée dans un village insulaire de pêcheurs va bouleverser cette petite communauté où la jeunesse noie son ennui dans l’alcool et la défonce. Parmi ces jeunes en mal d’aventures, Chloé (fascinante Noée Abita) vit seule dans un camping-car. Trouvée dans une grotte pendant son enfance, elle entame une quête identitaire, à la recherche de ses parents et de ses origines. La nouvelle venue, recherchée depuis dix ans par un enquêteur bourru (Sergi Lopez), pourrait bien avoir des réponses à ses questions.

Tourné dans le nord de la Corse, Une île revisite en dix épisodes le mythe de la sirène, symbole de la puissance féminine et de la nature qui se meurt. Deux thématiques qui ont séduit Lætitia Casta interviewée au dernier festival Séries Mania (où Une île a reçu le prix de la meilleure série française): “Théa vient venger la nature. Elle veut sauver son monde et récupère la dernière petite sirène pour lui révéler qui elle est. Il y a une référence directe à l’actualité: l’écologie et le féminisme. Ce qui m’a plu aussi, c’est le côté fantastique, car je suis une grande fan des films de genre”.

Le surnaturel se fait discret à l’image (pas de gros effets spéciaux), mais est palpable dans chacune des scènes de Casta et Abita. Celles tournées sous l’eau sont une prouesse de tournage signée par le réalisateur Julien Trousselier (Crime Time): “On a voulu tourner le plus possible en milieu naturel. C’était un gros défi logistique et de sécurité, mais la nature est un très bon comédien. Elle influe sur la mise en scène, nous empêche de faire certaines choses, mais c’est payant à l’image”. Les prises aquatiques sont en effet l’une des grandes réussites de cette série, parfois peu subtile dans son propos, mais aussi magnétique que ses deux héroïnes.

Sur le même sujet
Plus d'actualité