Notre avis sur « AJ and the Queen », la série Netflix de RuPaul

La plus célèbre des drag-queens a désormais sa série. Gentlemen, start your engines…

© Prod

AJ And The Queen raconte en dix épisodes les tribulations en camping-car d’un orphelin de onze ans plutôt bavard et d’une drag-queen qui vient de se faire voler son magot et l’homme de ses rêves. Une revisite du Kid, un road-movie au ressort narratif efficace de la rencontre de l’enfant et de l’homme en marge. 

Le thème permet des images, entre désert (sans Priscilla), shows à paillettes et loges miteuses, aussi belles qu’attendues. Au bord de la route, poussent des personnages bien tapés, clichés mais pas trop, et des aventures sorties de la plume de RuPaul et Michael Patrick King, créateur de Sex And The City. Tous deux ont le sens de la formule et l’envie de faire passer un message de tolérance et d’acceptation de soi. Voilà pour les informations objectives.

Parlons quelques lignes entre fans, parce que AJ And The Queen est aussi le prolongement de RuPaul’s Drag Race, programme underground créé en 2009 devenu phénomène depuis sa diffusion sur Netflix. En onze saisons (et des déclinaisons), ce concours de drag-queens a créé ses codes, ses expressions, ses stars… Et elles sont là! Latrice Royale, Bianca del Rio, Jinx Mansoon, Miss Vanjie, Katya Zamolodchikova, la crème de la crème (hélas sans Ben) des participantes apparaît en guest et en forme. Ouf, les artistes sont meilleures actrices que dans les épreuves de comédie de la compétition. ”Mama Ru” multiplie les lip sync et les tenues ébouriffantes, passe du faste et de la pose au calme et à la bienveillance, fidèle à elle et lui-même. Qu’on se rassure donc, s’il n’évite pas le fan service et les private jokes, le programme reste accessible aux non-initiés et même tout à fait regardable. Shantay, you stay.

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