« A Christmas Carol », Scrooge est de retour

Steven Knight, scénariste de Peaky Blinders, s’attaque à Dickens et crée l’événement pour la BBC. 

©A Christmas Carol

Depuis 1843, Le chant de Noël, ce conte écrit en six semaines par le maître du réalisme anglais, a fixé l’esprit de la fête: générosité, famille, rédemption. Impossible d’énumérer toutes les adaptations qui ont vu le jour, entre l’épisode de Docteur Who, la version Schtroumpfs, le fameux Noël de Mickey et celui des Muppets… et cette minisérie, produite par Ridley Scott et Tom Hardy (dont on a beaucoup dit qu’il ferait partie du casting, rumeur que la prod a alimentée pour mieux la démentir ensuite).

En trois épisodes, le récit y suit fidèlement le fameux réveillon d’Ebenezer Scrooge. Le vieil avare s’apprête à ne pas fêter Noël. Son associé décédé, Jacob Marley, lui rend visite… et le met en garde contre la sécheresse de son cœur. C’est le début d’un parcours initiatique, qui va amener Scrooge à s’ouvrir à l’humanité, au partage et à la compassion. Trois fantômes lui rendent visite: le fantôme des Noëls passés, du présent et des Noëls futurs. Tous lui montrent des scènes de vie et lui dépeignent l’échec de son attitude égoïste. Une vraie leçon de morale doublée de la peinture d’un sacré caractère. Pour le rôle principal, Steven Knight fait appel à Guy Pearce (Jack Irish, The Innocents), qui évite de tomber dans la caricature du vieux monstre ronchon. On note aussi un beau casting de fantômes, à commencer par celui du passé, dont les limbes sont endossés par Andy Serkis (La planète des singes). Pour le présent, on retrouve Charlotte Riley (Peaky Blinders, Call The Midwife) et pour le futur, Jason Flemyng a remplacé au pied levé Rutger Hauer, décédé quelques semaines avant le tournage. Le résultat se révèle fidèle et bien foutu, avec une ambiance délicieusement victorienne, sombre, mystérieuse, esthétisante et cool. So Peaky Blinders

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