La vidéo la plus émouvante du web en 2019

Ces deux bambins américains qui courent l’un vers l’autre pour se faire un câlin ont fait fondre nos cœurs. Ils nous rappellent à tous que l’amour n’a pas de couleur.

Capture d'écran - YouTube

Chaque seconde, près de 43.000 vidéos sont visionnées sur YouTube. Cela équivaut à quelque 4 milliards de vues pour des contenus postés sur la plate-forme par jour, pour un total de… 1460 milliards par an ! Forcément, on y trouve tout et n’importe quoi entre les clips vidéos, les buzz du dimanche et les compilations de chats (qui connaissent toujours un franc succès). Comment donc choisir une vidéo en particulier dans la masse quasi-infinie de contenus multimédia mis en ligne cette année ? Notre choix a pourtant été vite fait…

Dans une rue quelque part aux États-Unis, deux bambins se reconnaissent à distance. Ils n’hésitent pas une seconde et se précipitent en courant le plus vite possible dans les bras l’un de l’autre en balbutiant : « My friend, my friend !« . Ils s’étreignent brièvement avant que l’un remarque le jouet que l’autre transporte dans ses bras (une petite voiture?) et se mettent à jouer ensemble. Attendri par ce qu’il filme, le vidéaste amateur ne peut s’empêcher de s’exclamer : « My friends, you are just adorable » (« Mes amis, vous êtes simplement adorables »). On n’aurait pas dit mieux.

C’est une scène tout à fait banale, et pourtant si merveilleuse qu’on ne peut pas s’empêcher de se la remettre en boucle. La vidéo est d’autant plus extraordinaire que l’un des petits est blanc et l’autre noir. Dans un monde idéal, ce serait un détail quelconque. Mais au pays de l’Oncle Sam, malade de son racisme (les violences policières à l’égard des citoyens afro-américains ont continué bon train tandis qu’on n’a jamais autant parlé des suprématistes blancs), la vidéo est devenue virale et a été diffusée sur pratiquement toutes les chaînes de télévision locales au mois de septembre dernier.

Ces deux enfants, qui n’ont encore aucune conscience du poids de l’histoire et des codes inculqués par la société, ne voient pas leurs différences. Parce qu’en dehors de leur couleur de peau, ils n’en ont pas. Dans leur regard, ils ne voient que leur propre réflexion : celle d’un gamin qui croque la vie à pleine dents et avec qui il peut jouer sans se soucier du monde. Purée, que ça fait du bien ! Si seulement, on pouvait tous un peu retrouver notre âme d’enfant…

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