Diana Ross : Elle a mis le monde upside down

Le portrait consacré à l’ex-Supremes porte parfaitement son titre - Diana Ross, suprême diva.  Ce soir à 22h30 sur Arte.

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Dans les années 60, ses tubes se sont succédé au rythme du son d’une mitraillette. Baby Love, Where Did Our Love Go, Stop! In The Name Of Love, You Can’t Hurry Love, I Hear A Symphony, Back In My Arms Again… Et on pourrait continuer comme ça longtemps, précisant qu’il ne s’agit là que de quelques succès marquant sa première période d’activité – celle où elle opérait au centre des Supremes, girl group d’anthologie, ambassadrices de charme du label Tamla Motown et laboratoire vivant d’un son qui bouleverse l’échiquier de la pop. Suivra une autre rafale de chansons enregistrées en solo (elle quitte le trio des Supremes en 1969) – Ain’t No Mountain High Enough, Love Hangover, Do You Known Where You’re Going To, The Boss, Upside Down, I’m Coming Out… – qui contribuent à mettre la touche finale à son image de diva, personnage qu’elle finit par imposer dans des shows flamboyants construits autour d’un répertoire en béton. 

Si Diana Ross c’est d’abord des chansons qui ont traversé les époques et marqué les modes, c’est aussi une femme dont on connaît mal l’histoire. On sait peu de chose du trajet de cette artiste, qui a plus d’aura que de voix. Et quand on s’arrête sur sa biographie, c’est souvent pour la réduire à l’état de maîtresse et de favorite – celle de Berry Gordy, entrepreneur de génie et patron du label Tamla Motown dont la volonté économique était de créer et de vendre “le son de la jeune Amérique”. Le documentaire de Julie Veille refait le trajet vers les origines – pauvres dans un quartier défavorisé de Detroit où elle est née en 1944 – de Diana Ross. Le film a la bonne idée de s’attarder sur la force de caractère d’une gamine qui, malgré la culture d’entreprise de Tamla, connu pour faire travailler les artistes comme des ouvriers à la chaîne, avait très tôt décidé de prendre son destin en main. Le tout est illustré par des images d’archives délectables, délicieuses et parfumées à l’eau de sixties.

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