Maxime Leforestier se confie dans « Hep Taxi! »

Dans ce taxi, le chanteur se montre tel qu’il est. Sans faux-semblant.

© RTBF

Après six ans d’absence sans album, Maxime Le Forestier revient sur le devant la scène avec “Paraître ou ne pas être” et, dans la foulée, trois concerts: au Cirque royal le 11 décembre, au Palais des Beaux-Arts de Charleroi le 12 et le 13 au Forum de Liège (complet). Dans le taxi de Jérôme Colin, l’artiste reste fidèle à lui-même comme il l’a été durant ses 50 ans de carrière, sans chercher, justement, à paraître. L’album offre dix chansons sans prétention, où la guitare acoustique est plus présente que jamais. Le seul duo qu’il se permet est Mon ruisseau, une chanson de Philippe Lafontaine qu’il chante avec son fils Arthur.

Ses premières expériences, il les réalise dès 1960 avec le groupe Cat & Maxime qu’il a créé avec sa sœur Catherine, et, ensemble, ils chantent dans les rues ou les bars de Paris. Le premier succès du duo, La petite fugue, fait partie du patrimoine et est chanté dans les chorales au même titre que d’autres titres qui s’apprennent sur les bancs de l’école. Dès les années 70, son répertoire devient beaucoup plus engagé avec les titres Mon frère, L’éducation sentimentale ou encore Le parachutiste.

Comme dans la chanson de Georges Brassens, son maître, il a démontré qu’il valait mieux vivre que mourir pour des idées. La victoire de la tendresse sur le militantisme peut-être. C’est aussi une période durant laquelle il partage la vie d’une communauté hippie qui lui inspire la chanson San Francisco, sortie en 1971 et que tout le monde connaît par cœur. Ce grand artisan de la chanson française a aussi mené sa barque dans l’industrie musicale grâce à de nombreuses collaborations. Il a écrit et composé pour les plus grands: Reggiani, MoustakiJohnny, Julien Clerc ou Vanessa Paradis. Sur la banquette arrière, Maxime Le Forestier raconte cette vie joliment orchestrée. 

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