Martin Weill au Brésil: Rio ne répond plus

Un an après l’élection de Jair Bolsonaro, la face du Brésil a radicalement changé. Pas en bien.

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Il avait promis la guerre aux populations autochtones. Il a tenu parole. Un mois seulement après l’investiture de Jair Bolsonaro (photo) en janvier 2019, la déforestation amazonienne a augmenté de 54 % par rapport à la même période l’année précédente. 

“Au rythme actuel, nous allons détruire toutes les ressources forestières. Comment allons-nous respirer? Pour vivre, nous avons besoin de la nature”, s’alarmait le grand chef indigène Raoni, venu jusqu’en Europe cet été pour quérir de l’aide internationale alors que le “poumon de la Terre” était la proie d’incendies encore jamais vus. “Notre maison brûle et nous regardons ailleurs”. Jair Bolsonaro, lui, regarde d’abord dans son portefeuille et les caisses de l’État. Il a intensifié l’exploitation minière des sous-sols de l’Amazonie et les cultures de soja, véritable “or vert” qui sert notamment à nourrir les élevages européens. Ces cultures ont remplacé d’innombrables hectares de forêt vierge.

La nature n’est pas la seule victime de celui qu’on surnomme “le Trump tropical”. Ce nostalgique de la dictature militaire qui a cadenassé le cinquième plus grand pays du monde pendant plus de 20 ans (1964-1985) est un misogyne et féroce adversaire des droits LGBT+.

De Rio à Brasilia, en passant par São Paulo et jusqu’aux tréfonds de l’Amazonie, Martin Weill est allé à la rencontre de ceux qui soutiennent le président et des autres, des habitants des favelas qui vivent sous la menace des fusillades aux profs qui s’inquiètent de l’entrée de la police militaire dans les écoles publiques. Le journaliste a recueilli les témoignages de ceux qui luttent par tous les moyens contre la répression à travers deux reportages poignants.

À 21h15 sur TMC.

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