Pourquoi Facebook veut supprimer les émojis pêche et aubergine

Bonjour la censure ! Facebook ne sait plus quoi faire de toute cette pudibonderie. Après les tétons des femmes, le réseau social s'attaque à nos emojis...

Pourquoi Facebook veut supprimer les émojis pêche et aubergine

Qui n’a jamais accompagné une blague beauf sur le sexe d’un emoji pêche, aubergine ou « gouttelettes » ? Ou pour faire passer un message pas si implicite que ça à sa nouvelle target peut-être ? Dans tous les cas, rien de bien grave ni d’extrêmement choquant. Sauf pour les dirigeants du royaume de Mark Zuckerberg apparemment. Facebook et Instagram repoussent sans cesse les limites de la pudibonderie. Tous les jours, des milliers de robots s’attellent à supprimer le moindre petit bout de téton de femme que les réseaux sociaux ne sauraient voir. Ce qui a d’ailleurs donné naissance à de nouveaux challenges comme la page Instagram belge, Taboob, qui s’amuse à publier des photos de seins de femmes déguisés et à analyser où commence la censure.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

#taboob nr 62

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Adieu les pêches et les aubergines

Cette fois, Facebook et Instagram ont décidé de s’attaquer à certains emojis pourtant quotidiennement massivement utilisés. Les cibles principales : les pêches et les aubergines. Fréquemment détournés pour représenter des phallus ou des fesses, les deux emojis devraient bientôt être supprimés. Eh oui, on ne la fait pas à Facebook…

Sauf que si les réseaux sociaux décident d’atteindre cette limite de censure, ils se retrouveront bientôt amputés de la moitié de leurs emojis. Si l’on réfléchit comme ça, on peut aussi supprimer les mains qui peuvent être utilisées pour sous-entendre un rapport sexuel, les gouttelettes, la langue, la baguette, etc. Pourquoi Facebook et Instagram ne tentent-ils pas de rassembler leurs forces pour censurer correctement les images de drogue, d’armes et autres ?

Facebook a souvent montré beaucoup d’ouverture d’esprit quant à la création de ses emojis en proposant aux utilisateurs tout types de couleur de peau, de cheveux, de sexes, etc. Aussi, les réseaux sociaux ont su se montrer réactifs. Par exemple quand des filtres incitant à la chirurgie esthétique ont fait leur apparition sur Instagram. En un rien de temps, les rois des réseaux sociaux avaient supprimé ces effets proches du réel pour éviter les complexes qu’ils pourraient susciter chez les utilisateurs. Comme quoi, au pays de Facebook, c’est souvent un pas en avant et deux en arrière.

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