« Secrets d’Histoire » revient sur le destin sanglant de Mary Tudor

Stéphane Bern revient sur le règne de Mary Tudor, la fille d’Henry VIII. Cinq ans de terreur.

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Comment Mary Ière est-elle devenue cette reine impitoyable, surnommée Marie la Sanglante – ou Bloody Mary par ses compatriotes? La réponse se trouve probablement dans les événements qui ont marqué son enfance, lorsque son père, Henry VIII, déçu de ne pas avoir un héritier mâle, décide de dissoudre son mariage avec sa première épouse, Catherine d’Aragon. Une décision que n’approuve évidemment pas l’Église catholique. Mais Henry VIII n’en a cure. Il rompt avec le pape et instaure l’Église d’Angleterre. Le pays ne connaît plus qu’une seule et unique religion: l’anglicanisme. Désormais libre de faire ce qu’il désire, Henry VIII annule son premier mariage et épouse sa lubie du moment, Anne Boleyn (qui finira décapitée peu de temps après). Répudiée avec sa mère et dépossédée de tous ses titres, Mary revient régulièrement à la cour, en fonction des humeurs de son illustre paternel.

Humiliée à de nombreuses reprises, Mary ne revient pas à la cour lorsque son père décède, en 1547. Ce n’est que six ans plus tard, à la mort de son jeune demi-frère, Édouard VI, qu’elle se décide à prendre ce qui lui revient de droit. Elle a alors 37 ans. Aidée de ses partisans et à la tête d’une armée, elle prend possession du trône d’Angleterre. Le pouvoir en main, elle tente de faire disparaître l’anglicanisme et n’hésite pas à réprimer les manifestations dans le sang, d’où son surnom de Bloody Mary. Elle n’arrivera cependant jamais à ses fins, une épidémie de grippe l’emportant le 17 novembre 1558. À sa mort, c’est Elizabeth – née du mariage entre Anne Boleyn et Henry VIII – qui lui succède. Imprégnée des idées de son père, elle impose, définitivement, la religion anglicane. Un ultime affront…

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