Ruth Bader Ginsburg: de la lutte antisexisme à la lutte anti-Trump

Ce soir sur Be tv, portrait de Ruth Bader Ginsburg, icône pas classique de la lutte des femmes aux États-Unis.

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Petite, maigre, la démarche mal assurée… Ruth Bader Ginsburg (RBG) n’en a pas l’air comme ça, mais elle est le pire cauchemar de Donald Trump. C’est qu’elle est depuis un quart de siècle l’une des neuf juges de la Cour suprême, la plus haute juridiction américaine. Aujourd’hui, mamie Ginsburg est devenue la coqueluche d’une gauche désunie (qui ne sait pas par quel bout s’opposer à Trump en 2020) et une véritable star: RBG ne compte plus les poupées à son effigie, les livres à sa gloire… La jeunesse américaine en a fait son porte-drapeau et elle a même été mise à l’honneur dans l’incontournable Saturday Night Live

Une Ginsburgmania que la juge au look de Super Nanny accepte de bonne grâce. Mais son dada, c’est le droit des femmes et le combat contre les discriminations sexistes qu’elle mène depuis 1970. C’est dire si elle était en avance sur son temps. D’autant que l’opposition d’un patriarcat bien assis sur ses privilèges a toujours été la même: faire comme si ce sexisme n’avait jamais existé. Alors, inlassablement et sans bousculer, RBG explique calmement à ces mâles que les discriminations de ce genre pénalisent autant les hommes que les femmes. Calmement… mais ne vous y trompez pas: aussi malingre qu’elle soit, c’est avec une détermination sans commune mesure que la juge de 85 ans porte la voix des femmes, au point de faire bouger les lignes même parmi les conservateurs.

Et ce vent féministe que Trump déteste au plus haut point, porté par la vague #MeToo, souffle aussi sur la Maison Blanche. Tout cela, vous le verrez dans le documentaire plutôt sage de West et Cohen, que la personnalité originale de RBG transcende en une authentique ode combattante à la femme.

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