« Peaky Blinders »: notre avis sur la cinquième saison

Dans cette nouvelle saison, les Shelby sont secoués par le krach boursier et la montée du fascisme.

© Prod

Elle semble loin, l’époque où les Shelby n’étaient qu’une “petite famille” de gangsters de Birmingham. Pourtant, seuls dix ans et quatre saisons séparent les protagonistes de Peaky Blinders de leurs débuts télévisés. Dans le cinquième volet de la série, diffusé cet été sur la BBC, nous sommes en 1929. Les spectateurs retrouvent Tommy (Cillian Murphy), plus puissant et torturé que jamais. Le monde a subi de plein fouet le krach boursier, et la partie légale de l’entreprise familiale s’effondre. Pire, le leader des Shelby n’a plus les mains libres pour arranger les choses: député à la Chambre des Lords, il doit être encore plus discret sur ses activités illégales. Or, outre la crise, ce ne sont pas les problèmes qui manquent: le politicien débutant est approché par le camp fasciste, il doit assurer le bon déroulement de son trafic d’opium, corrompre des arbitres de football et gérer ses frères. Tandis que Tommy se débat avec des visions de sa défunte épouse (quand on vous dit qu’il n’est pas en forme…), Michael (Finn Cole) se montre très ambitieux et Arthur (Paul Anderson) est rattrapé par ses démons. Le chef du clan semble affaibli, mentalement et physiquement.

Si la vie des Shelby n’a jamais été simple, on les sent désormais au bord du précipice. Cette noirceur, écho à la période sombre dans laquelle l’action s’inscrit, n’annonce rien de bon pour la famille de criminels. La sixième saison, en cours de production, n’était d’ailleur pas prévue au départ. Mais vu le succès du programme, on parle même d’une 7e salve. Steven Knight, le créateur de la fiction, a déjà précisé qu’il ne s’étendrait pas sur le banditisme américain. L’histoire restera en Grande-Bretagne et en Irlande.

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