« Hierro », une série policière efficace

La série Hierro se penche sur un meurtre dans une communauté soudée d'une île des Canaries.

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Les amateurs de fictions policières ont de la chance: le choix ne manque pas. Partout dans le monde on produit chaque année des programmes aussi divers dans le ton que dans la qualité. Hierro, coproduction Arte/Movistar+ (une chaîne payante espagnole), fait partie des belles réussites. En huit épisodes, la série se penche sur l’enquête du juge Candela Montes (Candela Peña). Fraîchement mutée sur El Hierro, cette personnalité bien trempée doit élucider un meurtre – l’un des rares qu’ait connus l’île. Et quel meurtre! Le jeune Fran est retrouvé dans une grotte sous-marine, tué à la machette… le jour de son mariage. Imaginez la scène de désespoir: Pilar, sa fiancée en robe blanche, prostrée au milieu de la communauté pétrifiée…

Sur l’île, la plus petite des Canaries et la plus éloignée de l’Espagne, tout le monde se connaît, ou presque. On partage des groupes WhatsApp, on connaît les secrets du voisin… Mais qui d’autre qu’un membre de cette belle communauté pour avoir tué Fran? Le coupable tout désigné n’est autre que le père de Pilar (Dario Grandinetti, à gauche), patron de la victime, un personnage au passé trouble. La juge Candela tente d’évaluer les autres options. Mais, entre son tempérament direct et la méfiance des îliens, elle a bien du mal à trouver des réponses. Série soignée dès son très beau générique, Hierro est un polar efficace. Sa force? Il emmène les spectateurs au cœur d’une communauté comme il en reste de moins en moins. Entre tradition et nouvelles technologies, les habitants d’El Hierro semblent hors du temps. L’île n’est pas touristique, les autochtones travaillent dans les plantations de bananes et semblent peu attirés par les lumières des grandes villes. Un bout d’Europe qui, vu du continent, déstabilise autant qu’il fascine.

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