« Le monde secret de la petite brique Lego », un documentaire coloré

Lego nous a permis d’imaginer des millions d’histoires. La sienne vaut la peine d’être contée.

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Il y a des trucs tout bêtes qui s’avèrent d’un génie sans égal. Une petite brique qui s’emboîterait dans une autre, l’idée n’a rien d’extraordinaire. Pourtant, sortie de la tête d’Ole Kirk Christiansen, menuisier danois, elle rapporte par an 500 millions de dollars de bénéfices, faisant de Lego une multinationale. Et l’une des rares sur laquelle on n’a pas réellement envie de taper, tant elle nous a bercés durant les longues heures que nous passions à jouer dans notre chambre, développant notre imagination comme celle des adultes. Une imagination certes un peu dirigée, mais sachant que 900 millions de combinaisons sont possibles avec six petites briques, on se rend compte du monde qui s’offre à nous quand on ouvre une boîte de Lego. Un terme qui, hasard ou coïncidence, signifie “joue bien” en danois… et “j’assemble” en latin, ce que le créateur Ole Kirk Christiansen semblait ignorer.

Il faut croire aussi que la boîte danoise jouit d’une bonne gestion et a l’art du bon choix. En effet, à l’heure du plastique-bashing, les trente milliards de pièces produites chaque année sont relativement épargnées par les associations écolos. De plus, les polémiques restent rares et cantonnées à quelques mauvais choix marketing: le racisme perçu dans un personnage issu de la gamme Star Wars, un lucratif partenariat avec le pétrolier Shell ou le refus de filer ses briques à l’artiste engagé Ai Weiwei.

Des controverses souvent bien gérées qui renforcent la bonne image d’une marque basée sur les valeurs de Christiansen. Refuser la création de personnages belliqueux notamment, préférant que ses briques servent à la construction d’œuvres pacifiques. Bref, on ne peut qu’aimer les Lego. Sauf quand on marche dessus, évidemment.

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