« Une maison, un artiste » : dans l’antre du maître Dickens

Immersion dans la maison londonienne de Dickens, où naquit Oliver Twist.

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La bataille serait serrée s’il fallait désigner le plus grand auteur britannique de tous les temps, mais Charles Dickens côtoierait forcément Shakespeare, Oscar Wilde ou Virginia Woolf. Comme souvent, l’amplitude d’une œuvre est l’écho d’une vie dont les histoires s’écrivent dans l’entourage, l’enfance, les errances ou les murs de l’auteur. C’est particulièrement vrai pour Dickens, dont la demeure londonienne est visitée en long et en large dans Une maison, un artiste. L’écrivain n’y a pas grandi: il a d’abord passé du temps à Portsmouth, puis dans le Kent, avant que ses parents ne gagnent la capitale, où ils vont connaître une cruelle dégringolade sociale. Charles n’a que 12 ans lorsque son père, croulant sous les dettes, interrompt ses études pour le faire bosser dans une usine de cirage.

C’est là que le jeune garçon va s’injecter des images qui hanteront son esprit et, par extension, presque toute son œuvre. La pauvreté, l’humiliation et la maltraitance. De la douleur plus tard transformée en personnages. Lorsqu’il a 25 ans, on est en 1837, et Charles Dickens trouve refuge au numéro 48 de Doughty Street. Après avoir posé ses meubles, il décide d’assouvir sa passion pour le journalisme, sans rien dire à sa mère ni à son père, suffisamment sous le choc après avoir connu la prison quelques années plus tôt – ils ne vont pas, en plus, voir le fiston manquer d’ambition.

La maison inspire Dickens. Ses mots s’y affûtent et, après avoir réalisé bon nombre de reportages et même rédigé quelques nouvelles – sous pseudonyme – pour différentes revues, il n’a plus qu’une chose en tête: devenir écrivain. Dans son bureau du premier étage, sa plume va notamment donner naissance à des héros baptisés Oliver Twist, Nicholas Nickleby et Mister Pickwick. Ce n’est que le début de l’histoire.

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