Cuba: un paradis qui voit rouge

Longtemps isolée de tout, l’île cubaine a préservé ses trésors naturels. Mais les temps changent.

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Durant un demi-siècle, le gouvernement socialiste a fait de Cuba une terre inaccessible, à la fois peu encline au tourisme et totalement allergique à tout ce qui ressemblait de trop près à une dérive consumériste issue du capitalisme de l’Oncle Sam. On le sait: désormais, cette page-là est tournée. L’île est en train de s’ouvrir, et il suffit de se promener à travers les rues de La Havane pour constater à quel point les temps changent à la vitesse de l’éclair. La jeunesse en jeans troués, baskets Nike et smartphone à la main, est désormais connectée à Facebook et, donc, au reste du monde. Un vent nouveau qui se répand jusqu’à Cienfuegos, Santa Clara ou Trinidad, où les bars et les hôtels modernes sont en train d’extraire le pays de son jus.

C’est à travers les charmes préservés de l’île qu’a décidé de se promener le documentaire Cuba, révolution sauvage. Parce qu’au-delà des villes, ce qui continue à rendre les lieux fascinants, c’est leur incroyable manne de trésors naturels. Il faut au moins reconnaître cela à Fidel Castro et ses hommes: en isolant Cuba, ils ont préservé ses décors paradisiaques. Son littoral aux eaux cristallines, ses chaînes de montagnes recouvertes de forêts vierges et ses longues étendues de zones inhabitées restent d’une beauté sans nom. Certains vont même jusqu’à prétendre qu’en beaucoup d’endroits, le paysage est aussi intact que lorsque Christophe Colomb y accosta.

La balade est tropicale et envoûtante, notamment quand la caméra tombe nez à nez avec des animaux endémiques comme le crocodile sauteur du marais de Zapata, le colibri d’Elena ou le boa chasseur de chauves-souris. Gros défi à venir pour Cuba: continuer à préserver ces richesses le plus longtemps possible. Face au tourisme de masse qui afflue, autant dire une nouvelle révolution.

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