Binge-watching: les séries ad nauseam

Olivier Joyard réalise un documentaire sur cette forme frénétique de consommation des séries: le binge-watching.

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Si la formule du rendez-vous hebdomadaire devant la télévision existe toujours, en témoigne l’engouement jamais démenti autour de Game Of Thrones, ce documentaire retrace l’évolution de la consommation des séries, jusqu’à cette propension à ingurgiter toute une série télé presque d’une seule traite.

La boulimie des sérievores n’est pas nouvelle, mais il aura fallu emprunter le terme aux anglophones pour mettre un mot sur le phénomène: binge-watching. Avec la vidéo à la demande, exit les contraintes de la TV traditionnelle et de ses épisodes ponctuels. Aujourd’hui, les spectateurs disposent directement de toute la saison. Lorsque la quatrième saison d’Arrested Development est sortie dans son entièreté sur Netflix, 10 % des spectateurs en avaient déjà fini les quinze épisodes en moins de  24 heures.

Les millennials, les jeunes de moins de 30 ans, constituent l’écrasante majorité des binge-watchers. Et pour cause, les séries sont maintenant visibles sur des supports auxquels ils sont plus habitués que la TV, fixe et pas toujours connectée. Grâce aux données mobiles et au téléchargement, libre au spectateur de reprendre le visionnage de sa série à tout moment sur ordinateur portable, smartphone ou tablette. Pour certains, la crainte du spoil prend d’ailleurs le pas sur une expérience consommée avec parcimonie. En clair, ils préfèrent courir un marathon le plus vite possible au risque d’attraper des crampes plutôt que d’évoluer étape par étape, mais sous peine de se faire dépasser.

Entre-temps, le binge-watching a enfanté du binge-racing et sa course effrénée pour être le premier, ou le speed-watching qui consiste à regarder une série en accéléré. “Netflix and chill” comme on dit…

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