Ligue des Champions: finale inédite

Après Eric Gerets et Daniel Van Buyten, d’autres Belges vont soulever le trophée européen.

belgaimage-148764920-full

Paradoxe. Dans une Ligue des Champions dont le système favorise chaque année un peu plus les clubs issus des grands pays – les trente derniers finalistes proviennent d’Allemagne (4), d’Angleterre (11), d’Espagne (10) ou d’Italie (5) -, pendant que les autres sont presque contraints d’y faire de la figuration (le parcours des Hollandais de l’Ajax, éliminés cette année en demi-finale, restant exceptionnel), jamais, depuis la création en 1956 de la plus haute compétition continentale, autant de nos joueurs n’avaient été présents sur le terrain d’une finale. À l’exception, bien sûr, de l’édition 1978, lorsque le onze brugeois s’est incliné face à Liverpool (tiens donc…).

Ce soir, avec Toby Alderweireld et Jan Vertonghen (photo) du côté de Tottenham, Divock Origi et Simon Mignolet chez les Reds, ils seront quatre à fouler la pelouse du stade de l’Atlético de Madrid, et à pouvoir rêver d’imiter Gerets (avec le PSV en 1988) et Van Buyten (avec le Bayern Munich en 2013). Mais soit. Après le sacre de Manchester United aux dépens de Chelsea en 2008, deux clubs anglais s’affrontent à nouveau au stade ultime. Si Liverpool peut se targuer d’une longue expérience (9e finale, 5 titres), le club londonien, pour lequel c’est une grande première, a néanmoins des atouts pour émerger. Les deux équipes présentent d’ailleurs quelques similitudes dans leur parcours: chacune s’est extirpée de justesse de son groupe lors du premier tour, avant de monter en puissance et d’accomplir toutes deux une improbable et désormais célèbre “remontada” en demi-finale: Liverpool a fait tomber le Bayern Munich, Porto et Barcelone, tandis que Tottenham a sorti Dortmund, Manchester City et l’Ajax. On devine qu’ils sont nombreux, les spectateurs neutres, à espérer voir une victoire de l’outsider…

Sur le même sujet
Plus d'actualité