« Quand les animaux sauvages emménagent en ville »: l’exode rural

L’expansion urbaine entraîne la cohabitation forcée entre citadins et animaux sauvages.

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Chassés de leurs habitats naturels, les animaux des bois américains envahissent doucement les zones urbaines occupées à grignoter le peu de forêts qu’il leur reste. Un phénomène qui donne lieu, aux quatre coins du pays, à des situations tantôt cocasses, tantôt flippantes entre citadins et animaux sauvages. Durant trois jours, Arte dresse le portrait de ces zones hybrides où la nature a décidé de reprendre ses droits. La série débute ce lundi avec une incursion sur la côte Est, entre la Floride et le Québec, où les ours, les cerfs et les ratons laveurs sortent du bois et pointent leur nez dans les banlieues résidentielles. Dans le centre des États-Unis, la problématique a déjà provoqué la mise en place de campagnes de sensibilisation et de protection. Les Grandes Plaines notent dès lors le rapatriement de certaines de ses espèces parties en vadrouille. Mais le retour n’est pas aussi aisé qu’on pourrait le penser.

Fin du voyage mercredi le long de la West Coast, qui voit une multitude d’écosystèmes se succéder entre le ­Canada et le Mexique en passant par la Californie. Une côte Ouest bien connue pour son dynamisme et son esprit d’entreprise. Mais l’expansion de zones telles que la Silicon Valley ne s’est pas faite sans dégât pour les différentes composantes des faunes et flores ­locales. L’épisode révélera l’impact des briques sur les habitudes des renards, castors et pumas qui, pour le coup, ont tous une manière différente de gérer l’invasion humaine. Dans un pays ­célèbre pour l’agrandissement ultra-rapide de ses villes comme pour la beauté de ses parcs nationaux, la question n’est plus, à court terme en tout cas, de réfléchir à un moyen de les replacer en zone naturelle, mais d’imaginer une cohabitation optimale avec ces ­animaux qui n’ont aujourd’hui plus peur de l’Homme.

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