Game of Thrones: on y est!

Premier épisode de la saison 8 cette nuit sur Be tv. Moustique l'a dévoré pour vous. Attention spoilers en pagaille!

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Ca y est, l’hiver est là, on est dans la neige jusqu’à la taille. Dès les premières secondes, la série marque un changement de rythme, et d’atmosphère. Nouvelle version du générique, somptueuse, qui entre en profondeur dans les lieux où vont se dérouler les derniers épisodes. La saison démarre sur un gamin qui court, sur une armée qui marche. Au cas où vous ne l’auriez pas compris, il n’y a plus un moment à perdre. Du coup, ce premier épisode dépasse la mise en place pour multiplier les retrouvailles, et amorcer les conflits à venir en 51 minutes chrono, sans raccourcis malvenus. Mais si on assiste à des embrassades échevelées, on ne risque pas de se croire dans Joséphine ange gardien. C’est le festival des remarques acides et des sous-entendus menaçants. Et ceux-là sont dans le même camp!

Déjà, l’arrivée de Daenerys ne suscite pas l’enthousiasme. Il faut dire qu’avec ses Dothrakis, ses Immaculés et ses dragons, mademoiselle « Je suis la reine et pas vous » regarde tout le monde de haut. La vraie pétasse qui débarque en province. Ce ne sont pas les regards énamourés qu’elle échange avec Jon Snow qui risquent d’arranger les choses. Les sœurs Stark, surtout Sansa, Lady of Winterfell, n’apprécient guère que leur frère, élu roi du Nord, revienne aux ordres d’une trop jolie Targaryen dont l’expression préférée est « Bend the knee » (pliez le genou). Et les seigneurs du Nord, Lady Mormont en tête, manifestent clairement leur désaccord. Même les dragons, témoins des mamours du petit couple, en ont gros sur la patate. Ce n’est pas encore la crise des gilets noirs, mais la belle unité se lézarde alors même que l’armée des humains s’étend à perte de vue sous les murs de la citadelle.

Très beau boulot de réalisation que cette arrivée impressionnante à Winterfell et ces brefs moments entre Jon et Arya, Sansa et Tyrion, Jon et Sam, Arya et Le limier ou Gendry, Jon et Bran, où le poids des reproches/regrets s’exprime dans un échange de regards et quelques petites phrases qui rappellent sept saisons de rendez-vous manqués. Mais cet épisode d’ouverture ne se contente évidemment pas d’une réunion de famille… Chaque scène est un message, qui résume la situation passée et laisse présager le pire. De quoi rassurer ceux qui craindraient un happy end facile.

Attendez-vous au pire…

À Kings Landing, Cersei voit arriver Euron et la Compagnie dorée. Un futur époux en puissance, voyou et sauvage comme elle les aime, et une armée qui pourrait éliminer tous ceux que les Marcheurs blancs auraient épargnés. Et parce qu’on n’est jamais trop prudents, la garce folle offre même une fortune – et une arbalète – à Bron pour tuer ses frères s’il devait leur rester encore un souffle de vie… Pas de réunion de famille prévue à King’s Landing, donc.

Si Theon et ses Fer-nés arrivent à délivrer sa sœur Yara, la famille est un mauvais sujet pour d’autres personnages. Sam, par exemple, à qui Daenerys doit apprendre qu’elle a fait exécuter son père et son frère, alors qu’elle voulait le remercier d’avoir sauvé Jorah Mormont. Oups… Quant à Jon, il apprend en quelques minutes que Ned, qui n’est pas son vrai père, lui a menti toute sa vie, que sa vraie mère est sa fausse tante (Lyanna Stark), que son amoureuse est sa vraie tantine et qu’il est l’héritier légitime du trône de fer où sa Daenerys chérie compte bien poser ses jolies fesses. Bend the knee toi-même! Ambiance…

Et les Marcheurs blancs dans tout ça? Ils avancent en silence… On ne voit rien d’eux dans cet épisode 1, sinon leurs traces dans les débris du Mur. C’est pourtant là, quand Edd-la-douleur, nouveau commandant de la Garde de Nuit, et Tormund (car oui, il a miraculeusement survécu à l’effondrement – ben quoi, la vraisemblance est une donnée très vaporeuse dans GOT) découvrent le cadavre du jeune lord Omble, épinglé comme un papillon, que l’épisode nous offre sa scène la plus terrifiante.

Le bouquet final: un simple regard entre Jamie qui arrive seul à Winterfell, et Bran. Un moment où tout est dit sans un mot, entre l’ex-Régicide arrogant et l’ex-gamin qui les a surpris, lui et sa sœur, lors d’une partie de jambes en l’air. En plein chemin de rédemption, amputé d’une main, de son père, de ses enfants, de son héritage et de l’amour de sa vie, Jamie se retrouve face à celui qu’il a jadis jeté négligemment du haut d’une tour pour couvrir son inceste avec Cersei. Tandis que Bran, toute Corneille à trois yeux qu’il est devenu, découvre qu’il est encore capable de ressentir une haine très humaine.

Pas de bataille dans ce premier épisode. Pas d’exécution. Juste quelques morts anonymes à peine esquissées, et des lieux calmes où se réunissent des alliés. Mais derrière les sourires d’Arya, Daenerys et Cersei, derrière le soulagement des retrouvailles, les baisers mouillés de Jon et sa reine, et même les touches d’humour de plus en plus présentes, la menace se fait très lourde et laisse au téléspectateur scotché un sentiment mêlé d’oppression et d’impatience.

Premier épisode, check. Et c’est une réussite.

Et pour ceux qui en veulent plus:

Ce lundi soir Be tv offre à près de mille privilégiés une vision VIP de cet épisode lors d’une soirée événementielle. 70 lecteurs de Moustique y sont invités, et nous serons là, bien sûr, pour vous faire partager cette soirée sur Facebook et sur Instagram @moustiquemag.

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