Devoir d’enquête : l’ennemi public

Nordahl Lelandais, meurtrier de la petite Maëlys, pourrait être impliqué dans plus de 40 dossiers.

8d494b3a-5f72-11e9-92be-23c019636213_web_

Août 2017, dans l’Isère. Une fête de mariage comme les autres. Jusqu’à ce que survienne le drame: Maëlys, 8 ans, disparaît. Malgré une mobilisation générale, les recherches ne permettent pas de la retrouver. La dernière trace de la gamine s’interrompt sur le parking de la salle des fêtes. Très vite, les soupçons se portent sur un invité de dernière minute, Nordahl Lelandais. Pas convié aux noces, l’ex-militaire s’y est incrusté via un ami du marié. Pendant la soirée, il s’est absenté à plusieurs reprises, a été aperçu à divers moments avec Maëlys, à qui il a parlé de ses chiens, avant de s’évaporer. Fin août, la découverte d’une trace ADN dans sa voiture permet aux autorités de le placer en garde à vue.

Pendant près de six mois, l’homme nie son implication avant d’avouer en février 2019. Selon sa version, Maëlys l’a accompagné en voiture pour rendre visite à ses animaux. Elle aurait paniqué, il l’aurait accidentellement frappée et tuée. Avant de cacher son corps dans la montagne là où il emmène les enquêteurs. Maëlys n’est pas la seule victime de Nordahl Lelandais. Au cours de sa détention, l’homme avoue un deuxième meurtre, celui du caporal Arthur Noyer. Selon la version de l’accusé, il aurait pris le caporal en auto-stop avant de se bagarrer et de le tuer, accidentellement encore une fois.

Des coïncidences qui poussent des familles à réclamer la réouverture de leurs dossiers non résolus. De là naît la cellule Ariane, créée pour enquêter sur ces cold case. Après investigations, elle recense quarante cas – de disparitions ou de morts – dans lesquels Lelandais pourrait avoir joué un rôle. En attendant d’éventuelles inculpations, retour sur le parcours de celui qui pourrait être un véritable serial killer.

Sur le même sujet
Plus d'actualité