High Maintenance : une drogue douce

Pour sa saison 3, High Maintenance quitte sa zone de confort. Pour son plus grand bien.

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On ne peut pas dire qu’on connaît vraiment bien son personnage. Même si au cours de sa deuxième année, High Maintenance nous a livré un profil un peu plus détaillé – et encore ! – de son héros principal (incarné par Ben Sinclair, co-créateur de la série et réalisateur d’épisodes à ses heures perdues), dont on ne sait toujours pas le nom. Raison de plus pour continuer à le surnommer « Le mec » (« The Guy » pour les amateurs de V.O.). Si on avait fait sa connaissance en tant que livreur de marijuana dans la saison 1, et quelque peu empêché d’effectuer sa tâche dans la salve suivante pour cause de blessure, cette nouvelle fournée diffusée outre-Atlantique début 2019 va l’éloigner temporairement des rues de Manhattan, son terrain de jeu habituel. Et, surprise, sa présence se fait parfois plus rare que lors des précédents chapitres.

Depuis ses premiers pas, ce feuilleton dramatique, développé à l’origine sur le web, s’est revendiqué comme une chronique douce-amére des bobos new-yorkais, chamboulés par laccession au pouvoir de Donald Trump. Et cette troisième cuvée, qui enverra comme à son habitude quelques piques au président américain, ne déroge pas à ce principe, en n’utilisant son protagoniste que comme faire-valoir, histoire de mettre en avant toute une galerie de personnalités hautes en couleur. Certaines histoires ne le présentent méme plus! Mais qu’importe: la douceur, la simplicité et la sincérité qui se dégagent de l’ensemble ont vite fait dembarquer à nouveau le télespectateur, curieux de découvrir cette faune bigarrée, composée de hippies, de nudistes, d’intermittents du spectacle, douvriers, de profs. A savourer sans modération, d’autant plus qu’un quatriéme round a d’ores et déjà commandé par la chaine HBO.

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