Merouan « Je vais bientôt ouvrir mon propre restaurant »

Sorti après neuf semaines de compétition, le jeune chef profite de cette soudaine exposition et est déjà prêt à ouvrir son premier restaurant.

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Il était l’un des favoris de cette dixième saison. Personnage haut en couleur, Merouan est sorti sans aucune amertume après l’épisode de la guerre des restos, suite à un parcours exemplaire sous l’égide de Jean-François Piège. Ses « Ma gueule », son inventivité et son franc parler auront marqué la célèbre compétition de cuisine. Le chef de 29 ans nous raconte son aventure télévisée et ses ambitions pour faire fructifier l’exposition que lui a apporté Top Chef.

Est-ce que tu étais toi-même un adepte de Top Chef avant de participer ?
Merouan – Oui, j’ai regardé toutes les saisons. Pour moi, c’était vraiment un rêve d’en faire partie.

Qu’est-ce qui t’as donné envie de participer à l’émission ?
Merouan – L’idée de faire un concours de cuisine, d’aller tester mon niveau face à d’autres candidats, c’était vraiment mon envie première. On n’a pas souvent des occasions de savoir où l’on se situe dans ce métier, de pouvoir mesurer ses capacités… Et puis il y a évidemment l’aspect télé qui m’a bien plu, ça offre une sacrée visibilité.

C’était ta première expérience en télé. Comment ça s’est passé selon toi ? Avec du recul, est-ce qu’il y a des choses que tu aurais voulu faire différemment ?
Merouan – J’ai kiffé participer, si c’était à refaire je le ferais tout de suite, sans hésiter une seconde.  Les retours de cette émission ne sont que positifs. C’était une expérience géniale. Ce qu’on a pu voir à l’écran, c’était 100% moi. Je suis comme ça dans la vraie vie, et encore, j’ai dû me calmer pour les caméras pour que l’on ne me prenne pas pour un taré.

A quel point ta vie a changé depuis la diffusion de Top Chef ?
Merouan – Ça m’a fait gagner énormément de temps. Grâce à Top Chef, je peux ouvrir mon restaurant plus vite que prévu. Je ne peux pas en dire beaucoup plus, mais il sera installé à Paris. L’émission m’a amené beaucoup plus de visibilité, donc forcément il y a toutes les sollicitations qui arrivent après et plein de portes qui s’ouvrent, que je n’aurais clairement pas eu si je n’avais pas participé.

Tu as été coaché par Jean-François Piège pendant ces neuf semaines, qu’est-ce qu’il t’as apporté ?
Merouan – J’ai toujours apprécié ce chef pour sa cuisine et sa technique. C’est quelqu’un d’imaginatif et de rigoureux. Si j’avais eu à choisir, c’est lui que j’aurais voulu, j’aurais pas pu être plus heureux.

Quels sont les chefs qui ont marqué ton parcours, les chefs que tu estimes ?
Merouan – Dans la liste des grands noms, ceux qui m’inspirent, il y a évidemment Jean-François Piège, mais aussi Emmanuel Renaut qui a ouvert « Les Flocons de Sel » à Megève et qui a obtenu trois étoiles. J’ajouterais aussi Eric Frechon, le chef du restaurant Épicure à l’Hôtel Le Bristol à Paris. (Il a eu sa 3ᵉ étoile au guide Michelin en 2009 : NDLR)

Comment as-tu vécu l’épisode de la guerre des restos, après lequel tu t’es fait éliminer ?
Merouan – Comme une cour de récré. On a énormément déconné, c’est vraiment l’un de mes plus grands souvenirs de Top Chef. C’est l’un des épisodes dans lequel on est le plus «  dans le vif du sujet  ». Malheureusement, ça s’est mal fini et je suis sorti, mais c’était vraiment top. J’ai adoré.

Est-ce que tu as gardé contact avec certains candidats depuis que tu es sorti ?
Merouan – Oui, avec pas mal de gens d’ailleurs. Baptiste par exemple, mais je le connaissais avant l’émission donc c’est un peu particulier, mais on est très proches. Je vois encore Damien, mais aussi Maël. Là je viens de passer une dizaine de jours au Japon, donc j’ai été voir Samuel. C’était super cool. Pour moi c’est l’un des meilleurs de cette saison de Top Chef, avec Damien. Il s’agit aussi des deux candidats avec lesquels j’ai eu le plus d’affinités.

L’après Top Chef

Merouan va ouvrir son restaurant à Paris dans les prochains mois. Une étape qu’il ne voyait pas arriver si vite dans son parcours. Il organise également des dîners caritatifs dont la première édition a eu lieu le samedi 6 avril à Paris. « J’ai décidé de monter ce projet pour les SDF et les gens dans le besoin qui ne pourraient jamais s’offrir un repas dans un restaurant gastronomique. C’est une manière de leur faire goûter des plats différents. » Une initiative qui aura lieu une à deux fois par mois. On peut également retrouver le chef dans des capsules vidéos sur YouTube et Instagram, où il présente des recettes décalées. A son image.

 

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