Les ombres de Lisieux : meurtres chez les carmélites

Marie-Anne Chazel incarne une religieuse embarquée dans une sombre affaire de meurtre.

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Au carmel de Lisieux (Normandie), la statue de sainte Thé-rèse semble s’animer. Malheureusement pour les carmélites du couvent, il ne s’agit en rien d’un miracle: le cadavre d’une jeune femme y était dissimulé. La victime est une fidèle des lieux, qui devait restaurer la statue. Inutile de préciser qu’il n’était pas prévu qu’elle s’y retrouve sans vie. Mais qui aurait pu imaginer une mise en scène aussi ma– cabre? Le commandant Thomas Renaud (Joffrey Platel, Demain nous appartient – à droite) et le lieutenant Laurène Leterrier (Flore Bonaventura, Commissaire Magellan) enquêtent. Pour élucider ce crime, ils auront besoin de l’aide d’une spécialiste des carmélites et de sainte Thérèse.

Cela tombe bien, sœur Angèle (Marie-Anne Chazel – à gauche) a un peu de temps libre et est toute disposée à devenir consultante pour la police. En parallèle de l’enquête, le commandant Renaud recherche sa famille. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il a été trouvé dans une église, un beau matin de 1981. Et si sœur Angèle était liée à cet abandon? Thomas en est persuadé. Entre raison, croyances et folie, Les ombres de Lisieux est un téléfilm policier classique mais efficace. Son atout majeur réside évidemment dans la présence de Marie-Anne Chazel. L’actrice, à qui l’âge va décidément très bien, incarne avec sobriété une religieuse avenante mais qui cache un lourd secret. On sourit parfois à voir une bonne sœur, en salle d’interrogatoire, obtenir plus d’informations de la part des suspects que les policiers. Mais sœur Angèle serait presque crédible en consultante de luxe: elle est rationnelle dans l’enquête et sait que la foi aveugle n’a aucun sens. Le personnage – comme la comédienne – épaule efficacement ses collaborateurs sans les éclipser. Élégant.

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