Devoir d’enquête : il suffira d’un clic

Devoir d'enquête livre une enquête passionnante sur l'univers du hacking et ses dangers.

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Les nouveaux braqueurs, ce sont eux. Derrière un écran d’ordinateur, des hackers, souvent très jeunes, sont capables de prendre en otage les données d’une entreprise ou d’un particulier contre rançon. Plusieurs victimes en Belgique, qui s’exprimeront à travers le reportage, en ont fait les frais et restent traumatisées. Mais ne confondons pas tout, ces individus, qui s’en prennent à d’autres, sont des cybercriminels. Par ailleurs, les institutions de notre pays ont du souci à se faire (bien qu’elles ne semblent pas tout à fait réaliser l’ampleur du phénomène). En effet, une étude place la Belgique parmi les dix états les plus vulnérables au monde face aux cyberattaques.

Quand la justice belge met la main sur un hacker, elle se montre en revanche plus convaincante. Ainsi, Killer, porte-parole du collectif belge DownSec (aujourd’hui dissous), a retenu la leçon. Le jeune homme est responsable avec son groupe de plus de 3300 attaques informatiques il y a trois ans. Le piratage des sites du Premier ministre, de Tax-on-web ou de plusieurs banques, c’est lui. Condamné pour ces faits à 20 mois de prison avec sursis et à 30.000 euros d’amende, il se considère aujourd’hui comme repenti et est passé de l’autre côté de la force obscure. Expert en la matière, il travaille comme éclaireur de conscience par rapport aux dangers du web. Il lui suffit de quelques démonstrations simples (et légales) face à la caméra pour mettre en exergue la fragilité du système informatique. Les témoignages de nombreux hackers “éthiques”, experts en cybersécurité, sont révélateurs d’un monde qui subit la menace invisible. Et tant qu’elle reste invisible, personne ne s’en méfie. Même si le constat est quelque peu anxiogène, cette enquête inédite s’efforce de replacer l’humain au centre de l’hyperconnectivité.

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