La fabrique du mensonge : fake news, vrais dégâts

En six chapitres, France 5 démonte les rouages qui se cachent derrière les grandes fake news.

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Si la démarche de base ne déborde pas d’originalité – essayer de comprendre où, comment et pourquoi naissent les fakes news   -, la volonté de voir comment les victimes en sont sorties, voire en ont tiré profit, est nettement plus innovante. Six épisodes durant, chacun correspondant à un pan de l’histoire récente, le processus des fake news sera décortiqué et analysé sous le prisme de leurs instigateurs – et de leurs lourdes conséquences sur la marche du monde.

France 5 dévoile ce soir les trois premiers. Sans grande surprise, la série s’ouvre sur le Brexit et sur l’incroyable mensonge qui lui a (au moins en partie) permis de paraître comme la solution aux yeux de la population: en quittant l’Union européenne, la Grande-Bretagne allait économiser 350 millions de livres par semaine et pourrait en faire profiter chaque citoyen en les injectant dans la sécurité sociale. Amplement répandu et ancré dans les têtes des Britanniques les plus influençables, il fut démonté le lendemain du référendum par… le président du principal parti pro-Brexit, Nigel Farage, lui-même.

L’ingérence russe se fera également une petite place ce soir, non pas via la participation avérée du Kremlin dans les présidentielles américaines de 2016, mais au travers des attaques informatiques dont ont été victimes les équipes d’Emmanuel Macron avant son élection. Le dernier sujet est moins politique (quoique), abordant la délicate problématique des vaccins, remis en question par de plus en plus de consommateurs influencés par des personnalités du monde médical, souvent d’avantage gourous que médecins. Facebook a joué son rôle de chambre d’écho, propageant la sempiternelle légende selon laquelle les vaccins contre la rougeole et les oreillons entraîneraient l’autisme. Si toutes les infos ne sont pas nouvelles, chaque épisode, condensé en 26 minutes, se regarde avec intérêt et permet de rendre compte de ce qui se trame dans notre dos. Car la fake news n’est que la partie immergée de l’iceberg.

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