Retour aux sources : complices de l’horreur

Retour aux sources revient sur le rôle crucial qu'ont tenu les femmes sous le IIIe Reich.

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A la fin de la Deuxième Guerre mondiale, rares ont été les femmes condamnées pour crime de guerre. Les exceptions? Des personnalités cruelles et psychopathes, a-t-on décrété à l’époque. Pourtant, les femmes ont joué un rôle déterminant sous le IIIe Reich, à tous les étages de la dictature. Dès 1919, les Allemandes ont le droit de vote. Elles commencent à s’intéresser à la politique et notamment au parcours d’un certain Adolf Hitler. Elles sont très nombreuses à soutenir le parti nazi dans ses premières heures: elles confectionnent des drapeaux à croix gammées, assurent l’intendance des meetings politiques… En 1939, lors de l’avènement d’Hitler au pouvoir, 12 millions de femmes (sur 40) sont déjà affiliées au parti nazi. Et ce n’est que le début.

Le Führer a des ambitions précises pour elles. Il leur confie l’indispensable tâche de mettre au monde et d’élever sa “race aryenne”. Ce sont elles qui assureront l’existence de son idéologie raciste. Elles, qui lui offriront des soldats fanatiques. Mais les femmes serviront la politique de leur Chancelier dans des aspects bien plus cruels. Plus de 600.000 infirmières seront formées à faire le tri entre les “vrais Allemands” – en bonne santé et aux ascendants tolérés par le régime– et les autres. Ces autres, handicapés physiques et moteurs dans un premier temps, seront éliminés. Une campagne d’extermination dans laquelle les infirmières sont encore largement mises à contribution. S’ajoutent à ce personnel médical les 500.000 femmes, formatées dès leur premier âge aux doctrines nazies et envoyées dans les territoires conquis à l’Est, les très nombreuses salariées de l’administration bien au courant des abominations commises par le régime, les gardiennes de camp, etc. Difficile pour elles de plaider l’ignorance…

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