Des racines et des ailes : 30 ans nous contemplent

Scandaleuse sous Mitterrand, symbole à l’ère Macron, la Pyramide de Pei est passée au crible par Des racines et des ailes.

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Le Louvre, théâtre cet été du sacre de Beyoncé et Jay-Z, sujet des fantasmes de Dan Brown, est un musée. Musée pour son décor, pour ce palais des rois d’avant Versailles. Musée évidemment pour la colossale collection de chefs-d’œuvre qu’il renferme. Ce soir, le focus sera mis sur la rénovation des lieux et sur l’un de ses départements les plus prestigieux: l’aile des Antiquités égyptiennes. C’est elle qui a inspiré le fameux édifice de verre au centre de l’émission de ce soir. On va le découvrir sous toutes ses coutures d’acier et d’aluminium, pour la première fois filmé au drone et reconstitué en 3D pour revivre son édification.

Comme dans la vraie vie, la Pyramide est la porte d’entrée de l’émission, qui nous propose de pénétrer dans la principale attraction touristique parisienne en coulisses et de l’investir un mardi, fameux jour de fermeture où tout se fait. On verra décrocher Les noces de Cana en vue de restauration, puis l’on suivra aussi le sauvetage de l’Arc du Carrousel, en partie financé par le mécénat public. Ce Louvre d’aujourd’hui veille à ses collections, avec des archéologues de terrain. On rejoindra ainsi une expédition au travail, loin des halls de marbre, dans les mystères des pharaons du nord du Soudan. La civilisation kouchite, autre occupante du Nil, n’a pas démérité face à sa voisine égyptienne. Elle a sa place dans les salles du musée, même si aujourd’hui – et heureusement – les expéditions sont encadrées et ne s’achèvent pas par l’envoi systématique des trouvailles en Europe. Le sujet de la provenance des statues et pièces se voit peu abordé ici. Des racines et des ailes exalte la beauté patrimoniale. Quitte à manquer, un peu, de perspective.

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