Thalassa : ode à la petite mer

Fanny Agostini découvre ce lieu que l’on surnomme “la Méditerranée de la Bretagne”.

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La description géophysique tient en quelques mots. Le golfe du Morbihan – qui signifie “petite mer” en breton – prend les traits d’une mosaïque d’espaces maritimes parsemés d’îles qui se referment sur l’Atlantique par un chenal de moins d’un kilomètre de large. À l’intérieur, les citoyens adaptent leur vie au rythme de l’eau. Pierre Martin en fait partie. Habitant de l’Île-aux-Moines, il est ostréiculteur. Une activité héritée de ses parents et devenue un choix de vie immuable. Plus au sud, à une cinquantaine de kilomètres à vol d’oiseau, une autre institution du Morbihan règne sur la commune de Mesquer: l’école de mer Skol ar Mor. Installée dans une ancienne salorge – un hangar où on entreposait le sel -, l’association œuvre pour former au métier de charpentier de marine. La mission dépasse même la transmission de savoirs ancestraux puisqu’elle milite pour la préservation de tout un pan du patrimoine maritime.

Ils sont une vingtaine issus des quatre coins du monde à rallier chaque année la petite commune bretonne pour assouvir leur passion pour la construction et la réparation de bateaux uniques. Vingt ans après le drame, impossible de passer à côté de la commémoration du naufrage du pétrolier Erika. Le 12 décembre 1999, le brisement du bateau au large de la pointe de Penmarch provoque une terrible marée noire sur 400 kilomètres de littoral. De retour sur les lieux, l’écrivain Hervé Hamon se souvient avoir filmé les opérations de sauvetage désespérées. Sur la plage au moment des faits, l’ancien maire de la commune du Palais, Yves Brien, pense à cette arrivée massive de la tristement célèbre marée noire.

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