Bus campus : l’université des enfants

Plus que leur découverte de l’université, ces jeunes élèves nous exposent leurs rêves et leurs espoirs.

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“Super, je vais à l’école le samedi maintenant… Madame, moi le samedi matin je dois être dans mon lit!” Le documentaire regorge de bons clients (mention spéciale à la relation Radi-Marouane et leur discussion sur le boulot de leurs parents) et on sourit plus d’une fois face à l’innocence de ces enfants à la croisée des mondes. La journaliste-réalisatrice Stéphanie De Smedt suit Radi, Yassmine, Oussama, Adrian et une kyrielle de leurs camarades dans l’exploration du mythe universitaire. Tous ensemble, ils rallient le campus de l’ULB le samedi matin pour découvrir les sciences, l’ingénierie, la philosophie… Avec leurs institutrices et quelques professeurs d’un jour, ils désacralisent l’université, dans la bonne humeur et avec envie. Et beaucoup d’espièglerie.

Une occasion unique pour certains élèves de côtoyer un milieu qui leur sera peut-être inaccessible à la sortie des secondaires. Mais on n’en est pas là et le film ne doit pas être pris pour plus que ce qu’il est: l’histoire de quelques gamins aux noms exotiques qui voient dans l’école un moyen de sortir de leur condition. Jamais dans le pathos mais pas dénué d’émotions, le film nous fait voyager de l’école à l’université en passant par les foyers de certains élèves. L’occasion d’entrer dans l’intimité de familles où l’école fait aussi peur qu’elle est porteuse d’espoir. Après une grosse heure, on se surprend à sourire tendrement lorsqu’ils montent chercher leur premier diplôme universitaire sur l’estrade, puis à pleurer ou danser avec eux quand ils apprennent la réussite ou non de leur CEB.

Le film de Stéphanie De Smedt s’inscrit dans la veine de la série Section professionnelle, également diffusée sur La Trois l’an dernier et qui suivait des adolescents de l’Athénée Rive Gauche de Laeken. Un créneau intéressant ouvrant à un monde scolaire parfois compliqué, encore trop méconnu de ceux qui n’y ont jamais mis les pieds. 

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