Passage des arts : on résigne

Un ballet mythique qui enchante toujours après plus d’un siècle et demi.

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C’est l’histoire d’un amour tragique. Le prince Siegfried doit choisir une future épouse. Sa mère, la reine, l’exige. Mais il refuse toutes les prétendantes. Durant une nuit passée en forêt, le jeune homme découvre au bord du lac une créature divine, mi-femme mi-cygne, dont il s’éprend directement. Mais son amoureuse est en proie à un terrible sortilège… C’est un des ballets les plus célèbres, et l’une des plus belles musiques jamais composées. L’ambition musicale de Tchaïkovski est enfin reconnue à sa juste valeur lorsque les chorégraphes Marius Petipa et Lev Ivanov s’emparent de l’œuvre en 1895. Presque nonante ans plus tard, Rudolf Noureev triomphe à l’Opéra de Paris avec une adaptation scénique très personnelle – que certains qualifient de freudienne – du rêve poétique de Tchaïkovsky. Le lac des cygnes devient alors un emblème du ballet classique.

Cette merveille reprend vie à l’Opéra Bastille, où la captation a été réalisée les 19 et 21 février derniers. Le ballet, composé de quatre actes, dure 2 heures 25. La générosité sonore de la partition de l’Orchestre de l’Opéra national de Paris s’exprime en parfaite harmonie avec l’évolution chorégraphique du corps de ballet de l’Opéra national de Paris. À certains moments, on peut fermer les yeux car la musique se suffit à elle-même. Elle existe simplement. Mais les interprètes, exceptionnels, traduisent avec pureté et précision les sentiments d’espoir et de douleur qui émanent de l’orchestration et dont sont pétris les protagonistes. Cette œuvre mythique est vivement conseillée aux néophytes, car quiconque qui éprouve, comprend. Et pour les fans de la première heure, comment ne pas se délecter devant pareil spectacle?

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