Magnum, version mise à jour

Après MacGyver, c’est au tour de Magnum de se rappeler au bon souvenir des nostalgiques.

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La guerre des moustaches n’aura pas lieu. Avec ce “reboot” de Magnum (entendez par là qu’on refait du neuf avec du vieux), on aurait au moins pu espérer que le nouvel acteur qui hérite du rôle culte autrefois endossé par Tom Selleck, à savoir Jay Hernandez (vu dans Scandal), en arbore une aussi imposante que celle de son prédécesseur. Las! Tout juste s’autorise-t-il un discret bouc pour ne pas tenter de rivaliser avec cette figure iconique. Pour le reste, on retrouve bien les codes qui avaient fait de l’original un succès, entre 1980 et 1988. À commencer par l’intrigue. À l’image de son modèle, ce Magnum version 2018 est un vétéran du conflit en Afghanistan qui décide de changer de vie en devenant détective privé, dans le cadre paradisiaque de Hawaii. Il gère en outre la sécurité de la maison d’un mystérieux romancier, prénommé Robin.

À ses côtés, on récupère également Theodore “T.C.” Calvin (Stephen Hill, Maniac), un pilote d’hélicoptère, et le débrouillard Orville “Rick” Wright (Zachary Knighton, Parenthood). Et puis, parmi les ressemblances, on notera l’inoubliable générique qui, remis au goût du jour, ne manquera pas de provoquer une certaine nostalgie. Côté différences, le majordome Higgins est désormais incarné par une femme (Perdita Weeks, Les Tudors), accompagnée de deux dobermans. Un choix de la part des producteurs qui, à l’évidence, créera des tensions sexuelles entre la nouvelle venue et Magnum. Chapeauté par Peter M. Lenkov et Éric Guggenheim (déjà à l’œuvre sur Hawaii 5-0 dont certaines figures apparaîtront ici), ce remake – une suite est confirmée – fait le job sans apporter de vraies surprises à l’ensemble. Les protagonistes et les histoires sont convenus, mais loin d’être désagréables à suivre.

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