Le joyau de la Reine

Classique des classiques, Bohemian Rhapsody est bien plus qu’une chanson. Un documentaire d’Arte retrace son histoire.

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Un biopic couronné aux Oscars et aux Golden Globes. Des compilations qui se vendent par containers entiers. Et ce nouveau record pour Bohemian Rhapsody, désormais chanson la plus écoutée sur les plates-formes digitales avec 1,6 milliard de streamings… Queen n’a jamais été aussi tendance qu’aujourd’hui et le documentaire de 52 minutes diffusé par Arte a le mérite d’apporter un nouvel éclairage sur leur plus grande chanson.

Entre archives, images inédites et interviews récentes, cette épopée rappelle que dans la culture pop, le mot “liberté” ne signifie rien d’autre que “n’avoir plus rien à perdre”. Né des cendres du groupe Smile en 1970, Queen essuie les plâtres sur deux albums  qui ne se vendent pas (“Queen” et “Queen II”), est plus populaire au Japon que dans son propre pays où les membres du groupe doivent se contenter d’un salaire mensuel de 20 livres sterling. Au moment d’enregistrer A Night At The Opera en 1975, Queen garde pourtant la foi, refuse tout compromis, joue son va-tout et ambitionne d’imposer sa propre vision du rock : “Une section rythmique puissante, un rock mélodique, des harmonies vocales et ce petit truc qui fait la différence”, résume aujourd’hui Brian May.

Mélange de trois idées de chansons de Freddy Mercury, dépourvue de refrain, longue de six minutes et parsemée de phrases improbables (“Scaramouche, Scaramouche, will you do the fandango?”) dont les membres survivants de Queen ne comprennent toujours pas la signification, Bohemian Rhapsody est une chanson hors norme. “Personne n’en voulait et pourtant quarante ans plus tard, tout le monde la chante encore”, souligne Brian May pour qui le plus grand souvenir, reste son interprétation “main dans la main” par Elton John et Axl Rose lors du concert caritatif A Tribute Concert To Freddie Mercury du 20 avril 1992.

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