Plan Cult présente les merveilles du festival Anima

Bravo à La Trois et Ouftivi pour le vrai soutien qu’elles apportent au festival Anima. Et surtout, merci.

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On aurait tort de laisser les films d’animation aux enfants. C’est ce que nous prouve l’ambitieuse programmation du festival et sa déclinaison télé. Ce qu’il nous rappelle, aussi, c’est combien cet art(isanat) est vivant dans notre pays. Voyez La bague au doigt, merveille de stop motion (animation image par image, ici de poupées dans des décors) signée Gerlando Infuso. Durant 14 minutes, ce film, Magritte du meilleur court métrage d’animation, nous montre les déboires d’Icaro, bien décidé à demander la main à Vanilla dans leur restaurant favori, malgré les embûches que Dimitri, le chef, met en travers de sa route. Prouesse technique et bijou de poésie, cet inédit démarre Tout court, à 22h35 sur La Trois ce mercredi 6 mars. Immanquable, l’émission programme ensuite différents morceaux de bravoure et des travaux des écoles d’art.

Destinées à un public adulte, ces productions explorent les techniques et les thématiques actuelles, pas nécessairement drôles mais d’autant plus nécessaires. Les mômes ne sont pas oubliés pour autant, puisqu’Ouftivi se met en mode Anima et remplit les vacances de films et d’inédits. On note les deux soirées pyjama des vendredis 1er  et 8 mars, la première consacrée à l’aventure et aux animaux, inaugurée par Les rebelles de la forêt (et achevée par la comédie délirante La grande course aux fromages), la deuxième autour des pirates, avec le génial Les Pirates! Bons à rien, mauvais en tout!, produit par les studios Aardman et le fabuleusissime La tortue rouge, miracle franco-belgo-japonais de Michael Dudok de Wit, couronné du prix spécial Un certain regard à Cannes.

Mention spéciale également au rendez-vous du petit matin, La famille Blaireau-Renard (à 6h35, dès le lundi 4 mars), qui aborde les familles recomposées avec tendresse, humour et intelligence. Une semaine de pur régal. Surtout que Plan Cult, le nouvel agenda culturel de La Trois avec Félicien Bogaerts confirme tout le bien qu’on pense de sa formule en s’installant sur les plateaux du Festival et en recevant… Patar et Aubier. Seul regret: Anima, ce n’est qu’une fois par an. 

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