Thanksgiving saison 1 : thriller sur écoute

Vincent et Louise, bourgeois parisiens, semblent former un couple parfait. Mais les apparences sont trompeuses…

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Inspiré par la série BBC La taupe et par le film Scènes de la vie conjugale d’Ingmar Bergman, le cinéaste français Nicolas Saada (Espion(s), Taj Mahal) explore dans Thanksgiving le thème du couple sur fond de tensions, de cyberhacking et d’espionnage. Vincent (Grégoire Colin) est computer scientist et dirigeant d’une une entreprise se préparant à lancer un tout nouveau logiciel antivirus. Louise (Évelyne Brochu) a fondé son agence immobilière de luxe il y a un an et demi et fait visiter les plus beaux appartements de Paris à de riches hommes d’affaires.

Marié, deux enfants, le couple semble mener, aux yeux de leurs amis, une vie parfaite dans un quartier huppé de la capitale. Mais l’amour ne les unit plus depuis longtemps et les doutes se sont immiscés dans leur vie conjugale. Impliqués chacun de leur côté dans de sombres magouilles – Vincent est même surveillé par le contre-espionnage français, les deux époux vont peu à peu enchaîner mensonges et manipulations. Confrontés à des intérêts qui les dépassent, les deux personnages vont rapidement déchanter. “Je crois qu’on ne connaît jamais vraiment les gens avec qui on vit. Même lorsqu’on partage une longue histoire, il reste une dose de secret, liée à la solitude de chacun”, explique son réalisateur.

Atmosphère stylisée et bande sonore très particulière (sorte de mélange entre musique classique et celle des films de l’âge d’or hollywoodien), Thanksgiving est un objet télévisuel particulier dont on sort perplexe. Malgré une mise en scène extrêmement bien maîtrisée et un jeu d’acteurs appréciable, cette mini-série en trois parties ne parvient pas à nous happer complètement dans son univers. La faute peut-être à un format non adapté à ce thriller psychologique qui aurait mérité plus d’épisodes…

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