Marvel’s Jessica Jones : l’anti-super-héroïne

La plus réussie des séries Marvel pour Netflix, Jessica Jones, apporte son univers dark sur TF1 Séries Films.

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Dans le genre héroïne à background qui plombe, Jessica Jones fait figure de modèle. Déjà, elle a acquis ses pouvoirs dans un accident de voiture avec un camion radioactif, qui l’a laissée orpheline, dans le coma et dotée d’une force physique imparable. Après, elle a été hypnotisée par un super méchant, Kilgrave (joué par David Tennant, bien taré), qui lui a fait tuer la femme de Luke Cage. Alors quand démarre le premier des treize épisodes, la demoiselle (interprétée par une Krysten Ritter déglinguée à souhait) ne veut plus entendre parler de sauvetage d’humanité ou de pirouettes la cape au vent. Elle noie sa culpabilité dans la gnôle et traîne ses gueules de bois, criblée de dettes et seule, dans l’agence de détective privée qu’elle a monté pour avoir la paix. En plus il pleut. Normal. Jessica Jones appartient à l’univers des Defenders, avec Luke Cage, Iron Fist et Daredevil.

Cette branche du monde Marvel orientée adultes lorgne sur les codes de DC: on y trouve des héros qui doutent et souffrent dans le monde réel. Moins de kaboum, plus d’états d’âme, ce qui les rend, Jessica surtout, plus intéressants que leurs copains du grand écran. Plus niche aussi, ce n’est d’ailleurs pas pour rien que Netflix se les est appropriés. Avec un budget de 40 millions par saison, la plateforme a mis les moyens. Hélas, la rupture avec Disney-Marvel a court-circuité l’expérience: Daredevil a dit au revoir après trois saisons, Luke Cage et Iron Fist une seule. Quant à Jessica Jones, championne des audiences, deux saisons sont actuellement disponibles. La troisième est annoncée début mars. Après? On attendra le reboot de Disney+. Ce qui nous permet de conseiller la première saison, puisque la série ne devrait pas finir le bec dans l’eau. 

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