Le nouveau risque nucléaire

Les tensions et les avancées technologiques entraînent une dangereuse nouvelle course à l’armement. 

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Durant la Guerre froide, le monde entier tremblait face au risque d’attaque nucléaire pouvant intervenir de part et d’autre du globe. La chute de l’URSS associé à celle du rideau de fer a permis une certaine dénucléarisation de l’Europe. Pourtant, de nombreux spécialistes estiment que le danger atomique est plus vif aujourd’hui qu’à l’époque. Un constat qui fait froid dans le dos mais qui est appuyé par les manœuvres actuelles d’armement (et de réarmement) des puissances établies ou émergentes. Les Russes retrouvent particulièrement leur allant depuis les premiers coups de feu du conflit ukrainien. Les exercices militaires se multiplient, à la mesure des provocations et démonstrations de force entre la Russie et l’Occident. Car les Américains n’ont pas abandonné leur arsenal, loin de là.

Et là où les Russes ne possèdent pas d’armes atomiques en dehors de leurs bases, les États-Unis ont éparpillé leurs réserves un peu partout en Europe. Des réserves qui abritent, selon le documentaire, des missiles potentiellement plus destructeurs de ceux qui ont ravagé Hiroshima et Nagasaki en 1945. Un dossier d’autant plus compliqué qu’apparemment conscients du danger, Barack Obama himself et les conseillers américains à l’OTAN souhaitaient désarmer au moins en partie le Vieux continent. Ils se sont heurtés au refus des bureaucrates du département américain de la Défense.

Retour avec Arte sur l’histoire de l’armement atomique à l’échelle mondiale et inventaire des forces en présence. Il met également à jour les stratégies des États possédant la bombe nucléaire, entre menaces, dissuasion et coups de bluff. Et pose cette question: doit-on redouter une nouvelle Guerre froide?

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