Tzedek, les Justes : vous, qui vivez en toute quiétude…

Différents documentaires, dont Tzedek, les Justes, de Marek Halter, pour rendre l’essentiel devoir de mémoire.

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Le 27 janvier 1945, l’Armée rouge libère les détenus d’Auschwitz-Birkenau. La date est devenue journée mondiale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste. Tout un symbole. Il s’agit de célébrer la fin de la Shoah, sans pour autant en oublier l’horreur. Tzedek, le film de Marek Halter, nous parle d’espoir, dans le noir. Tzedek (justice et charité, en hébreu), est le fruit de trois ans de recherches et d’une année de tournage. Son point de départ est cette phrase du Talmud: “Le monde, à chaque génération, repose sur 36 Justes”. L’écrivain a donc décidé de retrouver 36 de ces héros qui ont sauvé des Juifs, au péril de leur vie, durant la Seconde Guerre mondiale.

Marek Halter part de Varsovie, où Iréna a fait sortir 25.000 enfants du ghetto. À Berlin, il rencontre ces Allemands qui ont dit non. Le reste du trajet l’emmène à Sarajevo auprès de diplomates, chez les marins du Danemark, aux Pays-Bas, à Rome, en France… Le point commun de tous ces Justes, c’est leur insistance à refuser d’être mis en avant. Ensemble, pourtant, les 36 ont sauvé 500.000 personnes. Ici, le devoir de mémoire nous confronte à notre propre engagement. Le reste des films à voir abordent le cataclysme sous des prismes variés. Dimanche toujours, Histoire diffuse Les libérateurs (22h35), où les soldats russes, polonais, américains et anglais qui ont découvert les camps racontent leur expérience, confrontée aux terribles images d’archives. Juste avant, Sauver Auschwitz? (21h35) parle du présent, pose la question de la conservation du plus grand cimetière du monde, menacé par le temps, le tourisme, l’urbanisation et une partie de la population voisine. Mardi 30, sur France 2, deux rediffusions complètent le programme. D’abord Hippocrate aux Enfers (22h55) l’enquête de Michel Cymes sur les médecins nazis. Ensuite Les spectres de la Shoah (0h30), où Claude Lanzmann dévoile les difficultés rencontrées lors du tournage de son film-monument. Henri Borlant, ancien déporté, disait “Il faut, il faudra sans cesse rappeler que cela fut”. Mission accomplie, malgré des heures de diffusion tristement tardives.

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