Questions à la Une: Diamant, un joyau pas très brillant?

Focus sur le commerce des diamants à Anvers. Une industrie aussi lucrative que décriée.

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Anvers, capitale du diamant. La ville a acquis une réputation mondiale pour trois rues, celles des diamantaires. Il faut dire que ce petit quartier a pesé à lui seul 46 milliards d’euros de bénéfices, l’année passée. Soit 5 % du PIB belge. Une étape incontournable – 84 % des diamants produits dans le monde passent par le fief de Bart De Wever. Questions à la Une s’est intéressé à ce commerce, en commençant par le très sélect marché du diamant brut, où les euros se dépensent par milliers comme si de rien n’était. L’émission a ensuite fait le tour de quelques boutiques et rencontré les fameux “tailleurs de diamants”. Premier constat: la plupart des vendeurs sont d’origine indienne. En effet, si Anvers reste la Mecque en la matière, elle a un peu perdu de son hégémonie et doit désormais partager le gâteau.

De manière générale, depuis deux décennies, le marché du diamant s’est déplacé. Du taillage à la vente, les nouveaux acteurs de la pierre précieuse se trouvent en Inde, dans les Émirats arabes Unis ou en Chine. Les diamantaires d’Anvers peuvent heureusement compter sur le pouvoir en place pour les soutenir. Questions à la une le démontre: le secteur a une influence énorme. Entre lobbying super puissant, “club des diamantaires” au sein même du parlement belge, lois et exceptions créées uniquement pour les diamantaires et gros cadeaux fiscaux, on comprend que la Belgique est prête à bien des concessions pour rendre la vie facile à cette industrie ô combien lucrative. Quitte à fermer les yeux, aussi, sur la provenance ou l’utilisation criminelle de certaines pierres: financement de guerres, du terrorisme, blanchiment d’argent… Bref, si les diamants sont éternels, pas sûrs qu’ils vous feront encore rêver après le reportage de la RTBF.

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