Jazz at the Philharmonie: Charlie Parker/Bird with Strings

Plusieurs saxophonistes actuels rejouent le mythique album classique-jazz de Charlier Parker. 

charlie_parker_c_william_gottlieb

Au départ, elles sont théoriquement faites pour ne pas s’entendre. En prônant le respect le plus fidèle possible de l’idée créatrice d’un compositeur, la musique classique n’a que faire des élucubrations d’un genre plus jeune comme le jazz, qui utilise l’œuvre comme base d’une exploration des possibilités mélodiques. Et pourtant, tel un pied de nez aux codes traditionnels, l’association des deux styles passe pour une réussite depuis le début du XXe siècle.

En 1949, Charlie Parker compte déjà parmi les influenceurs du be-bop. Surnommé “Bird” (oiseau en VF), le jeune homme de 29 ans multiplie les albums et les collaborations. Mais ce dont il rêve, c’est de pouvoir créer une rencontre entre jazz et classique. Accompagné d’un hautbois, de quelques violons, d’un alto, d’un violoncelle, d’une harpe, d’un piano, d’une contrebasse et d’une batterie, Parker innove. Et donne une nouvelle vie à de grands standards tels que April in Paris de Vernon Duke, Just Friends de John Klenner et le déjà indémodable Summertime de George Geshwin. Le projet s’intitule Charlie Parker with Strings: the Master Takes. Par la suite, d’autres grands noms du jazz s’inspireront de Bird en s’entourant de plusieurs cordes: Clifford Brown en 1953, Wes Montgomery en 1963, Paul Desmond en 1962 ou encore Stan Getz avec son très remarqué “Focus”, sorti en 1965.  

Ce 27 janvier, près de 70 ans après la sortie de l’album de Parker, “Bird with Strings” va connaître une seconde jeunesse en direct de la Philharmonie de Paris. Les saxophonistes français Géraldine Laurent (Grand Prix de l’Académie Charles Cros 2015), Pierrick Pédron (Prix du disque français décerné par l’Académie du jazz 2013) et Thomas de Pourquery (artiste de l’année aux victoires du jazz 2017) revisiteront ce répertoire avec de nouveaux arrangements du compositeur Christophe Dal Sasso. Ou quand la passion du jazz rencontre le pouvoir d’un orchestre.

Plus d'actualité