Extrémisme de gauche: Entre protestation et terreur 

L’extrême gauche a aussi sa part de militants chauds et prêts à tout casser pour se faire entendre.

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Nettement moins étudié et documenté que son grand frère de droite, l’extrémisme de gauche joue néanmoins parfois sur le même tableau. On note depuis le début des années 90 une montée de la violence au sein des cercles les plus téméraires qui ne lésinent plus sur les procédés chocs pour faire passer des idées considérées comme humanistes. Car en luttant contre le capitalisme, les inégalités, le fascisme, le racisme ou le sexisme, les activistes d’extrême gauche se battent pour une société plus juste. Des idées résolument progressistes qui n’empêchent pas le sabotage des agences bancaires, l’explosion des vitrines de grandes enseignes ou les menaces envers les policiers. À l’instar des militants d’extrême droite, il s’agit pour eux de se faire entendre avec fracas. Se pose alors la question, face à l’émergence de cette violence devenue inévitable des deux côtés de la frontière idéologique, de la surdité des gouvernements apparemment incapables d’écouter les revendications d’un peuple en quête de changements radicaux. Un peuple qui risque, à terme, de se déchirer dans les rues devant un pouvoir aveugle face à la montée des extrêmes.  

Entre l’Allemagne, la France, la Russie et le Pays Basque, le documentaire s’interroge sur ce qui limite l’acte militant de gauche avant qu’il ne se transforme en un mode d’action plus radical et plus violent. À travers les témoignages de certains “black blocs” (découverts par le grand public lors du G20 à Hambourg en 2017 ainsi qu’à la manifestation du 1er mai l’an dernier en France), d’universitaires et de psychologues, le film veut également appréhender la relative légitimité de leurs dérives. Car quand les idées se veulent progressistes, la fin justifie-t-elle les moyens?

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