Amours à mort : au-delà du temps

Jérôme Robart enquête sur un crime lié à des histoires de famille sur plusieurs générations.

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Dans le Parc du haut-fourneau d’Uckange, en Moselle, gît le corps de l’ancien patron du site. Sa fille avait reconverti les lieux en salle de spectacle. Et l’homme a été assassiné pendant une représentation. Ce meurtre aurait-il un lien avec la fermeture de l’usine, 27 ans plus tôt? Un ouvrier, encore dévasté par la perte de son emploi, se serait-il vengé? Le capitaine Clément Leroy (Jérôme Robart), chargé de l’enquête, est fils d’un de ces anciens travailleurs. Il est familier avec les tensions qui ont émergé à l’époque de la fermeture: grève, menaces… Le policier ne veut écarter aucune piste mais n’a pas envie de croire qu’un des anciens collègues de son père ait pu perpétrer un tel acte. 

Les choses se compliquent pour l’inspecteur lorsqu’il se trouve confronté à la fille de la victime, Laure (Jeanne Bournaud), qui est également son amour de jeunesse. Elle est revenue dans la région depuis peu et souhaite participer à l’enquête. Après tout, elle est historienne et son père a été assassiné avec une arme datant de la Deuxième Guerre mondiale. Comme Clément ne peut réfuter cet argument (?!), il embarque son ex dans ses recherches. Tous deux ignorent que leur investigation va déterrer des secrets de famille qui s’étendent sur plusieurs générations. Ces informations qui pourraient changer leur vie à jamais. Parfois un peu mou, Amours à mort est un policier très classique. Il est néanmoins agréable de se plonger dans plusieurs époques, autour d’un lieu marqué par une histoire ouvrière forte. La fiction permet aussi de retrouver Jérôme Robart (Nicolas Le Floch) et Jeanne Bournaud (Duel au soleil) en duo pas toujours crédible – on demande rarement à la famille de la victime de participer à l’enquête– mais attachant. Un gentil téléfilm, donc, pour les amateurs du genre. 

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