Preacher Saison 3 : l’insolence à l’état brut

Plus irrévérencieuse que jamais, Preacher nous revient pour une troisième année survoltée.

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Les scénaristes de Preacher sont de sales gosses. Qu’on se le dise. Ils nous en ont déjà fait la démonstration à maintes reprises lors des deux premières salves de cette adaptation de la bande dessinée homonyme, signée Garth Ennis et Steve Dillon, qui suit les tribulations d’un trio haut en couleur. Lors de la précédente saison, Jesse Custer (Dominic Cooper), un prêtre alcoolo et dépressif, la guerrière Tulip (Ruth Negga) et le vampire Cassidy (Joseph Gilgun) étaient partis à la recherche de Dieu, qui se révélait être finalement un chien. Ou un humain dans un costume de clébard. On ne sait pas trop. Après tout, Dieu, en anglais (God), est le palindrome de chien (dog). C’est dire l’outrecuidance des auteurs qui, encore une fois, s’apprêtent à bousculer les conventions dans ces inédits. Quitte à malmener leurs personnages.

On s’en souvient, Tulip avait récemment passé l’arme à gauche. Ses compagnons parviendront-ils à la ressusciter? C’est cette problématique, d’ailleurs, qui va servir de rampe de lancement à cette troisième fournée. Pour la ramener à la vie, Jesse va devoir retourner dans sa bourgade natale, afin de demander de l’aide à sa sinistre grand-mère Marie L’Angell (Betty Buckley). On s’en doute, cette mamie vaudou va y arriver. Mais le prix à payer risque d’être cher pour le curé. La dynamique entre ce dernier et la morte-vivante va également s’en trouver bouleversée. De son côté, Cassidy va leur faire quelques infidélités en se dénichant une nouvelle famille composée exclusivement de suceurs de sang. Heureusement, on retrouve aussi toute cette galerie de demeurés qui font le sel du feuilleton: Herr Starr, le « Saint des tueurs », Humperdoo – le descendant de Jésus -, Eugene le défiguré et un nouveau venu, le Saint-Père d’Aronique. Vivement la suite, déjà prévue. 

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