Fauteuils d’orchestre: passe ton Bach d’abord

Pour sa 5e édition, Fauteuils d’orchestre, le rendez-vous classique d’Anne Sinclair, se tourne vers le futur.

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Encore un prime dédié à la relève des virtuoses. Depuis Prodiges (et sans oublier notre Reine Elisabeth) le sujet trouve petit à petit sa place dans les grilles. Et l’on s’en réjouit, parce que c’est la porte d’entrée, le facilitateur, qui ramènera sans doute le grand public vers la “grande” musique, hélas trop souvent synonyme d’élitisme et d’ennui. Ensuite, parce que le mélange de vedettes décoincées et de jeunes passionnés fonctionne. Certes, Anne Sinclair reste égale à elle-même, soit une excellente journaliste, une intellectuelle amie des arts mais, comment dire, pas la plus décoincées des présentatrices télé. Sa présence assure la caution de rigueur au programme mais, durant les premiers épisodes, a insufflé une certaine distance.

Le choix des jeunes et du casting de ce soir pourrait y remédier. En effet, à ses côtés, on trouvera le ténor mexicain Rolando Villazon (pas rien), mais aussi des personnalités plus populaires, comme l’inévitable André Manoukian, Elie Semoun, Michel Blanc, Charles Berling, Laurence Ferrari… Bref des peoples populaires, sélectionnés néanmoins pour leurs liens avec le classique. Revenons à l’essentiel: la musique (oui, la musique). La playlist, tout d’abord, enchaîne les tubes et les évidences. Pour changer, Mozart, Bach, Verdi, Saint-Saëns, Schumann défilent sous la baguette de Pierre Bleuse et Chloé Van Soeterstède, chefs de l’Orchestre de Chambre de Paris. Les prodiges sont chanteurs (dont Mia Mandineau, blogueuse de surcroît), pianistes, violonistes et violoncellistes. Leurs performances techniques s’annoncent impressionnantes. La grande question reste de savoir s’ils arriveront, si l’émission elle-même parviendra, à transmettre ce qui compte vraiment: la magie et l’émotion.

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