9-1-1 : appels d’urgences

Signée Ryan Murphy, la série 9-1-1 plonge dans le quotidien de pompiers, de flics et d'urgentistes.

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On pense d’abord à une série opportuniste, qui surfe sur le succès de Chicago Fire ou Station 19. Il est clair qu’il y a des similitudes, dans l’esprit de corps comme dans les décharges d’adrénaline, avec ici des cas spectaculaires (invraisemblables?), comme ce bébé évacué dans les toilettes lors du premier épisode. Mais au-delà des interventions, on apprécie l’attention portée aux protagonistes – et pas seulement à leurs histoires de cœur. Car travailler dans un service d’urgence demande énormément de sang-froid, d’investissement et de recul On le voit dans la série documentaire Appel d’urgence dont RTL diffuse fort à propos la saison 3 juste avant 9-1-1. Il faut gérer la pression et accepter de ne jamais connaître la fin de l’histoire, s’oublier pendant le travail, et tenter ensuite d’oublier le travail, pour se protéger et préserver ses proches. Tout le monde n’y arrive pas…

Si Bobby Nash (Peter Krause, Six Feet Under, Dirty Sexy Money) exige une discipline parfaite de ses pompiers, c’est qu’il sait les désastres que peut causer l’inattention. Ex-alcoolique, il a perdu sa femme et ses enfants dans un accident. Abby Clark (Connie Britton, Friday Night Lights), elle, change sans cesse de casquette – l’accueil téléphonique du service d’urgence, la journée, les soins à sa mère atteinte d’Alzheimer le soir. Quant à Athena Grant (Angela Bassett, American Horror Story), elle doit assimiler les horreurs vécues au boulot sans les laisser altérer une vie de famille compliquée. C’est dans sa manière d’approfondir la psychologie des personnages que Ryan Murphy montre un savoir-faire développé dans Mange, prie, aime, Nip/Tuck, Glee ou tout récemment Feud. Un peu maladroite au début, 9-1-1 prend de plus en plus d’ampleur au fil des épisodes. La saison 2, plus longue, est en cours de diffusion aux États-Unis.

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