Philharmonia Saison 1 : la musique au bout des doigts

Démocratiser la musique classique, l'ambition affichée de la très attendue Philharmonia…

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Très attendue depuis sa projection au dernier Festival de la fiction de La Rochelle, Philharmonia propose une éblouissante plongée dans l’univers de la musique classique à travers les passions de l’orchestre philharmonique de Paris. Suite à la mort de son chef orchestre, l’administrateur des lieux est contraint de nommer un nouveau maestro. Le choix politique se porte sur une femme, Hélène Barizet, musicienne prodige ayant fait ses preuves à New York. Mais l’accueil de la maison est plutôt hostile. Ici, “les chefs passent, l’orchestre reste”. La partition est jouée: la mission est impossible. Néanmoins, l’héroïne compte bien jouer toutes ses notes.

La fiction en six épisodes est signée de la scénariste Marine Gacem (Chérif) et du réalisateur québécois Louis Choquette (Mafiosa, Versailles). Le binôme et le compositeur Étienne Perruchon ont réussi à donner une véritable amplitude à la musique classique. On ne boude jamais le déploiement musical, on aimerait qu’il dure. Quant au casting, il est étonnant, pour ne pas dire osé. Une grande partie d’échecs s’annonce pour l’héroïne, mise au défi par le groupe et les individualités qui le constituent. Tout en assumant son côté soap opera (coucheries, ambitions et manigances), la série opte pour le thriller psychologique musical. Une part de mystère émane de ses personnages. À leur tête, un duo de femmes, la cheffe d’orchestre (l’intense Marie-Sophie Ferdane) et son premier violon (Lina El Arabi). Pour Hélène Barizet, il y a une urgence vitale de transmettre son amour de la musique. La transmission est au cœur de la série. Quand l’héritage familial, lui, apparaît comme une malédiction dévorante. Tout pour la musique! C’est une question sociale et essentialiste. Et c’est une mission réussie pour le Service public.

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